Alexandre Astier et Fatoumata Kebe : Qu’est ce qui se passe dans l’espace ?

Alexandre Astier, à propos du racisme ordinaire dont souffre Fatoumata Kebe et dont l'animateur s'émeut légitimement:
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  • Mouloud : Je tiens juste, avant de continuer, à pousser un coup de gueule te concernant. Parce que j’ai lu ta revue de presse, je me suis intéressé à toi et j’aimerais dire aux journalistes qui parlent de son travail qu’elle n’est pas femme de ménage de l’espace, que ce n’est pas l’étoile noire, que c’est une chercheuse comme d’autres chercheurs, qu’elle fait son travail et qu’elle l’a mérité. Donc est-ce que tu peux nous raconter ton parcours ? Pour bien qu’on dise aux gens que tu n’es pas l’étoile noire… J’ai vu le titre “l’étoile noire”, ça m’a rendu fou.
  • Fatoumata : C’est vrai que ça fait mal d’être ramenée à sa couleur de peau, mais au-delà de mon parcours, c’était surtout de montrer que, peu importe la personne qui fait une thèse d’astronomie, ça reste une personne, un être humain avant tout. Donc pour moi c’est juste : Fatoumata Kebe, qui vient de Noisy-le-Sec, a fait une thèse d’astronomie. Ça s’arrête là en fait.
  • Mouloud : Tout de suite on a voulu raconter un conte de fée autour de toi, genre “c’est incroyable ces noirs qui vont dans l’espace”.
  • Alexandre : Ça t’étonne ? C’est ce pays qui est comme ça, ce n’est pas neuf. Ce sont des gens qui bossent, c’est tout ce n’est pas grave.
  • Mouloud : Mais ça ne t’étonne pas qu’on doive encore s’étonner ?
  • Alexandre : Qu’on soit dans un pays ringard ? Ça ne peut pas t’étonner, tu ne peux pas faire ce métier comme ça, si ça t’étonne. Moi, tous les jours, je pleure. Si, on est très ringard là-dessus, oui c’est vrai.
  • Fatoumata : Mais on n’est pas les seuls. Il y a le film Les figures de l’ombre, c’est pareil. C’est plus de soixante ans après que l’on découvre qu’il y avait des afro-américaines qui étaient derrière la mission spatiale de John Glenn.
    »



Ordonnances réformant le Code du travail : Précariser, affaiblir, isoler - FRUSTRATION

Copie résumée pour mémoire



La loi travail c'est:

  1. La fin de la limitation du nombre de CDD renouvelables (deux fois) et de leur durée (deux ans) : désormais, la loi ne fixe plus les règles d’usage du CDD, les branches professionnelles en décideront, secteur par secteur. Par exemple, on pourra décider que dans l’informatique ou le commerce, on pourra enchaîner 4 ou 5 CDD d’affilée, et qu’ils pourront durer 3 ou 4 ans. Précarité bonjour.
  2. L’introduction du CDI de chantier (jusqu’ici réservé au secteur du BTP): le salarié signe le fait qu’il pourra être licencié lorsque l’activité décruera. Ni les avantages du CDI (indemnités de licenciements), ni ceux du CDD (prime de précarité).
  3. Davantage de décisions internes: les primes (ancienneté, treizième mois… des parts de salaires significatives) et l’agenda social, c’est-à-dire la fréquence des négociations à l’intérieur d’une entreprise. Cela s’ajoute aux points qui avaient été apportés par la loi El Khomri : temps de travail, organisation des congés, heures supplémentaires.
  4. Fin du délégué syndical: dans les entreprises de moins de 50 salariés (95 % des entreprises françaises), on pourra désormais se passer de délégué syndical pour négocier. À la place, un délégué du personnel sans organisation, sans formation et tout seul comme un con pourra « dialoguer » avec le patron pour fixer les conditions de vie de ses collègues.
  5. Référendum à l’initiative du patron: Ce sera désormais possible dans les entreprises de moins de 20 salariés, sans délégué du personnel, parce qu’on est entre copains et qu’on peut se parler.
  6. Fin de la CHSCT, cette instance représentative chargée de l’hygiène, de la sécurité et de la prévention des risques dans les entreprises de plus de 50 salariés: on veille les uns sur les autres, donc cet organe pensé suite aux grandes catastrophes minières du début du 20e siècle sera fusionné avec les comités d’entreprises et les délégués syndicaux.
  7. Le compte pénibilité: dispositif qui permettait aux salariés qui travaillaient dans des conditions portant atteinte à leur santé de partir plus tôt à la retraite et de faire l’objet d’un soin particulier sera remplacé par un « compte professionnel de prévention », tellement plus joli comme terme. Ce nouveau compte ne donnera plus droit à la retraite d’office : il faudra se faire reconnaître une maladie professionnelle pour y avoir droit de plus les critères d’exposition à des substances chimiques, de port de charges lourdes, de postures pénibles ou d’exposition à des vibrations mécaniques sont retirés de la liste qui définit la pénibilité au travail.
  8. Barémisation des indemnités prud’homales: désormais, en cas de licenciement abusif, un patron pourra savoir d’avance ce qu’il lui coûtera de virer un employé, même de façon abusive.



    source


How To Install Java On Ubuntu

Pour les ceusses qui auraient du mal à faire fonctionner les .jar avec open JDK 8/9, j'ai trouvé un moyen de passer au java d'Oracle



J'avais un soucis d'exécution sur Linux Mint: quand je lançais un .jar, rien ne se passait. Après avoir essayé plein de solutions, j'ai décidé de tester avec la version officielle de Java et ça a marché.

1. Télécharger le .tar correspondant à linux ( [Lien direct](http://javadl.oracle.com/webapps/download/AutoDL?BundleId=225343_090f390dda5b47b9b721c7dfaa008135) )
2. Désarchiver le fichier Tar
3. Après avoir ouvert le dossier usr/ avec les droits root (clic droit > **ouvrir en tant qu'utilisateur root** ), créer un dossier «java»
4. copier dedans le dossier désarchivé précédemment
5. ouvrir un terminal (**_ctrl+alt+t_**) et taper ``` sudo xed /etc/environment```
6. ajouter ```:/usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ/bin``` avant la seconde guillemet dans la ligne ```PATH=".....```
7. ajouter la ligne ```JAVA_HOME="/usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ"```
8. redémarrer
9. cliquer bouton droit sur un .jar et sélectionner **ouvrir avec** > **autre application**
10. Entrez une commande personnalisée: ```/usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ/bin/java -jar``` et validez

Vous avez installé java à la main et associé les .jar à l'exécutable java.


Après, ça fonctionne.

C'est moche d'en arriver là...

Mais ça fonctionne.


La difficulté d'être parent - Liens en vrac de sebsauvage - Les Internets de MayaJ


En effet, si vous ne le sentez pas, ne faites pas d'enfants: vous n'êtes pas tenus de le faire, on s'accomplit soi-même beaucoup plus sans eux qu'avec eux...
Si vous avez des projets, des passions etc, dites-vous que tout passera au second plan [1].
Vous mangerez, dormirez, vous déplacerez, partirez, reviendrez, parlerez, vous tairez en fonction d'eux.
Tout. le. temps.

Aimer ses enfants, c'est facile: ils sortent, on vous les donne, vous les aimez... c'est automatique, presque animal.
Les faire grandir et s'épanouir tout en survivant à l'opération, c'est plus dur.

Il faudra savoir se faire passer en dernier tout le temps, savoir se dire non, pouvoir renoncer à plein de choses que vous aimiez avant, dire adieu au calme et au silence, pouvoir supporter qu'on vienne vous chercher et qu'on attende des choses de vous à toute heure, accepter de ne jamais rien mener à bien sans une quantité impressionnant d'interruptions[2]...

Comme je dis toujours, avoir des enfants, c'est bien parce qu'on n'est jamais tout seul mais c'est chiant parce qu'ON N'EST JAMAIS TOUT SEUL !

Et encore, mes gamins ne sont pas des tyrans ou des petits cons: ils sont affectueux, bien élevés (), profondément gentils, compréhensifs, intelligents... Je les aime au delà de tout et, comme tous les parents, je me jetterais au feu pour eux.

Mais ils ont tout le temps besoin de moi, s'embrouillent entre-eux pour un oui pour un non, entrent dans la phase où il faut répéter 5 fois par personne, viennent me chercher pour n'importe quelle broutille ou arbitrage, parlent fort (voire hurlent) quand on pourrait chuchoter, n'arrivent jamais à se mettre d'accord sur rien... c'est en quelques sorte le service minimum de la perturbation quand on a 4 enfants.

Ils sont une source de perturbations continuelle du matin au soir à tel point que si je veux m'adonner à une de mes passions, je dois attendre d'être seul chez moi.

Et je ne parle même pas des relations de couple: plus d'intimité, un/e conjoint/e qu'on ne fait plus que croiser comme un vulgaire coloc... et du coup, le soir, après le dernier coup de feu, il faut quand même aussi se retrouver, bavarder, se raconter des trucs: vivre une vie de couple... et non pas se mettre à ses projets perso.

Une époque, j'ai essayé de tout mener de front tout en prenant mon temps personnel sur mon sommeil après que mon épouse s'était endormie... ceux qui me suivent depuis longtemps savent que j'en ai fait un burnout.

Un jour, ma fille aînée m'a demandé si le burnout était de leur faute: je lui ai répondu que quand les parents vont mal, ce n'est pas la faute des enfants et je l'ai serrée dans mes bras.

Parce qu'après un tableau aussi sombre, il faut quand même dire ce qu'il y a de bien:

  • eux aussi ils vous aiment, et pas qu'un peu: vous êtes le roc auquel ils s'accrochent dès que ça ne va pas, leur phare, leur repère (même si l'adolescence peut être dure). Si vous n'étiez pas là, une énorme partie de leur monde et de leur personnalité s'écroulerait.
  • vous êtes accueilli par des «papaaaa» tonitruants, des câlins, des bisous et dès que vous sortez de leur champ de vision, ils demandent «où il est papa?»
  • on est fier de ce qu'on a accompli avec eux: certes on n'a pas pu faire ce qu'on voulait quand on le voulait, on n'a pas pu se consacrer à ses passions ou sortir quand on le voulait, mais ça valait le coup... voir leurs personnalités se former, les voir devenir de futurs adultes intelligents, sensibles aux autres et à l'égalité, faire des projets, vivre des moments en famille, répondre à leurs questions, partir en vacances ensemble... c'est formidable.
  • jouer avec eux: quand on renonce à faire ce qu'on voulait faire, on s'amuse vraiment bien avec eux: c'est comme ça qu'on se met à construire une cabane dans les arbres, un train légo, un circuit de billes, à entamer une partie endiablée de risk starwars ou de bonne paye et de s'y amuser vraiment...
  • on peut les faire marrer facilement et croyez-moi, il n'y a pas grand-chose de plus satisfaisant que d'être à l'origine d'un incoercible rire d'enfant
  • quand ils viennent en douce se glisser dans le lit parental pour chercher un câlin
  • quand, peu rassurés ou profitant de l'absence de leurs frères et sœurs, ils viennent vous prendre la main. (je crois que leurs petites mains dans la mienne sera une des choses qui me manqueront le plus)
  • vous avez des tonnes de choses à raconter, des aventures aux urgences aux petites phrases qui tuent (faudra que je fasse un post à ce sujet, qu'on se marre)
  • vous vous sentez complice de beaucoup de parents et vos gamins sont souvent un prétexte pour entamer une discussion avec les gens (et tous ne sont pas des connards )

    J'en oublie beaucoup, pris dans la tourmente du quotidien et des urgences journalières, mais c'est tout ça qui fait oublier les difficultés et les tonnes de couches (littéralement[3]), la merde, les pipis, les vomis, les rdv, le bruit, le manque de sommeil, les projets passés à la trappe...

    Moralité, faites des enfants si vous le sentez, sinon... ben c'est pas obligé.



    [1] Pourquoi pensez-vous que je n'ai pas terminé BozonV3 ? parce que je n'ai pas pu m'y consacrer depuis trois ou quatre mois. Voilà
    Quand je tente d'y replonger, on vient m'interrompre de suite.

    [2] Une fois, j'ai voulu noter toutes les interruptions que je subissais dans la matinée. J'ai pris un postit. Au bout de deux heures, j'attaquais mon 4 ème post-it après une quarantaine d'interruptions. Dans la seule rédaction de ce billet, j'ai été interrompu environ 25 fois par mon petit dernier... D'ailleurs, je tape cette ligne avec mon gamin qui me parle, colle ses doigts sur l'écran, me demande son avis sur son coloriage (que je lui ai imprimé pour l'occuper le temps de taper ce billet), me parle de minecraft etc.

    [3] on sort des couches à peine maintenant (mon dernier ne fait plus pipi au lit depuis début août), ça fait donc 13 ans de couches depuis la première. A trois couches/jour en moyenne (chiffre raisonnable compte-tenu du nb d'enfants)... environ 133603=14040 couches... à 16 balles les 50, environ 4500€... si on compte environ 300g de déjections par couche, mes gamins ont rejeté environ 4,3 tonnes de matières dans leur couches...
    Via SebSauvage


Simplicité volontaire - Etes vous MUL dans le reste de votre vie ? (Page 18) / Philosophie et culture de la randonnée légère / Le forum de la randonnée légère ou ultra-légère !

Le spectacle est étrange au bord du parapet : une forêt de bras brandissant des écrans. Pas un seul visiteur du matin ne regare la ville autrement qu'à travers son appareil. La vie est un Photomaton. La mémoire des hommes serait-elle devenue à ce point défaillante qu'il faille archiver chaque instant ? Ainsi des voyages modernes : on traverse le monde pour prendre une photo. Il n'y aura plus de récits de voyage, seulement des cartes postales. Ici, pas un oeil ne reçoit le spectacle en direct. Que feront les hommes de toutes ces images qui leur volent la possibilité d'une émotion organique ? Peut-on méditer en tripotant les touches de ces trucs ? Qu'a fait de mal le monde pour qu'on tire des écrans sur lui ? Seuls les enfants, les vieillards et les oiseaux regardent la vue de leurs pleins yeux. Ce sont les derniers êtres à qui il restera des souvenirs.

Sylvain Tesson

Superbe et tout-à-fait dans l'esprit de ce que je pense à chaque fois...

Via Orangina-rouge


[EDIT] broncowdd/googol: Une page php pour utiliser google en utilisant des liens safe: Googol parse la page de résultats et régénère une page en proposant des liens directs. (jetez également un oeil au référer ^^ )

Juste en passant, pour les utilisateurs de Googol, j'ai ajouté la mise en surbrillance des mots-clés, si ça intéresse quelqu'un.

De plus, je songe à créer une sorte de réseau de googol qui permettrait de renvoyer une requête vers une autre instance quand Google bloque la nôtre... Pour ça, il faudra ajouter une base des googol en ligne: avis à ceux qui veulent en être ;-)

Bon, je fais un test de «googol network» : en gros, en cas de bannissement par google, votre instance va piocher au hasard dans une base d'URLs alternatives et leur renvoyer la requête. Cette base est contenue dans le fichier googol_db.php (auquel vous pouvez ajouter d'autres instances)

$googol_db=[
    'https://googol.warriordudimanche.net',
    'https://search.green-effect.fr',
];

Si le fichier n'existe pas, il est récupéré sur mon serveur, ou - en cas de serveur down - sur le serveur de github. L'avantage de mon serveur, c'est que vous avez la garantie que je ne loguerai pas vos accès J'aurais pu ajouter une fonction de mise à jour du fichier, mais bon... pas là.

Si vous voulez ajouter votre instance à la base «officielle», n'hésitez pas à commenter !

Bon, sur ce, je vais végéter un moment passsque voyez-vous, en ce moment, je passe ma vie en bagnole d'un rendez-vous à l'autre, toujours à dache, entre deux activités jardinières, potagères ou cuisinières...

Donc, là, c'est décidé:

Quelques alternatives à T411 - De l’épice pour la pensée

Guardians

Durant la Guerre Froide, l’organisation secrète Patriot réalise des expériences sur des humains pour créer des super-soldats. Seuls quatre guerriers dotés de super-pouvoirs y survivent, mais ils parviennent à s’échapper. 30 ans plus tard, un ennemi surpuissant surgit et menace d’anéantir le monde. Les Guardians décident alors de sortir de l’ombre et d’affronter celui qui les a créés… Le combat ne fait que commencer !



Alors, pour toi qui cherches un nanar bien merdique à caler dans un quart de ton deuxième écran pour faire un fond sonore pendant que tu glandes sur le ouaibe, laisse tomber tes investigations: j'ai ce qu'il te faut: Guardians.

Rarement on voit une bouse aussi sublime, au-dessus, c'est l'soleil comme dirait l'autre con.

Tout y est pour satisfaire l'amateur de #filmDeMerde:

  • des acteurs russes (sans aucun doute pris au hasard dans la rue) qui se prennent au sérieux et dont le manque flagrant de talent n'est pas étranger à l'envie de rire qui saisit tout spectateur ayant commis l'erreur de télécharger ce que je n'hésite pas à appeler un machin
  • des effets spéciaux risibles dignes des meilleures cinématiques PS3
  • une histoire navrante où tout est mis en oeuvre pour que le pauvre spectateur ne doute à aucun moment du fait que le scénario n'est qu'un pitoyable prétexte rédigé entre la poire et le dessert d'un dîner arrosé à la vodka...
  • des personnages désopilants tant ils sont caricaturaux et prévisibles: c'est simple, même dans une BD on n'en voudrait pas.
  • un ensemble qui cherche à imiter les superproductions américaines mais sans le budget, sans les acteurs vedettes, sans les équipes d'effets spéciaux, sans le background... sans rien quoi.

C'est tellement mauvais que ça en devient fascinant: on entre dans un univers de naïveté presque poétique.

Par contre, ce qui me laisse sur le cul, c'est que dans toute la chaîne de prod -du connard qui a eu l'idée jusqu'au projectionniste - personne ne leur ait dit: non, mais les mecs, laissez tomber, c'est de la merde, sans déconner.



Parentalité : "On ne peut pas demander ce calme parfait aux parents"

Excellent article à lire d'urgence, surtout si vous lisez compulsivement les billets de parentalité positive qui vous font souvent culpabiliser.


Ce qui est sûr, c'est que le "coût" de l'éducation d'un enfant est bien plus élevé aujourd'hui. On attend beaucoup plus des parents aujourd'hui : qu'ils proposent des activités, qu'ils investissent dans une quantité de matériel ludique ou de puériculture, qu'ils accompagnent les apprentissages, qu'ils permettent de développer les goûts, les aspirations propres des enfants. Donc effectivement, je ne sais pas si c'est plus compliqué mais en tout cas, il y a des attentes beaucoup plus importantes.

L'approche de l'éducation bienveillante est de dire que les enfants ne font pas de "caprices" mais ont des besoins non satisfaits qu'il faut prendre en compte, que s'ils font des colères c'est que leur cerveau immature les empêche de maîtriser leurs émotions.

Selon cette norme, le parent "parfait" ne doit jamais s'énerver, jamais crier, toujours être disponible pour écouter, rassurer, négocier. Cet idéal s'impose actuellement de manière d'autant plus dogmatique qu'il est présenté comme "prouvé scientifiquement", grâce aux neurosciences, et qu'à ce titre, il semble incontestable.

Cela m'agace un peu parce que je suis personnellement convaincue qu'il est souhaitable pour notre société d'aller vers la non violence éducative et de réfléchir aux rapports de domination des adultes sur les enfants. Mais je pense aussi qu'on peut construire cet idéal social sans imposer un dogme, sans distribuer des bons points aux "bons" parents, et stigmatiser les autres.

Et ce d'autant plus qu'on juge souvent les parents sans même se demander ce qu'ils vivent chaque jour, à quelles difficultés quotidiennes ils sont confrontés. Aujourd’hui on ne peut pas demander ce calme parfait aux parents. D'être prête à reprendre le boulot, prête à être à l'écoute de son enfant puis en même de temps cultiver des passions personnelles du sport à la culture, tout en ne dormant pas et en ne mangeant pas bien.

[...] peut être se dire que se retrouver tout seuls, avec son bébé, ça n'est juste pas humain. On a besoin de soutien, d'aide. [...] les plus grands [frères et soeurs] sont ravis de faire ce qu'ils peuvent faire : apporter un jouet au bébé qui pleure, faire un câlin. Quand un enfant arrive, on dit souvent "ah oui l'aîné est jaloux"... Mais c'est parce qu'il est rarement inclus.

Beaucoup de sociologues disent que l'adolescence n'est pas une crise de l'enfant mais une crise des parents. C'est une crise parentale car l'enfant devient plus adulte. Il a les moyens d'affirmer ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas, de faire valoir ses goûts et sa manière de voir l'avenir. Or les parents ne sont pas habitués à cela, et donc il y a des conflits. L'hypothèse qu'on pourrait faire c'est que peut-être, si on écoutait et reconnaissait que les enfants ont une certaine autonomie, on pourrait vivre ce moment plus en douceur...

Oui, il me semble beaucoup plus facile de ne pas m'énerver avec mes ados, même quand ils sont de mauvaise foi et ont des jugements à l'emporte-pièce... On peut vraiment discuter avec eux, ils comprennent la négociation et peuvent comprendre quand ils sont allés trop loin.


  • Les règles "rouges", celles auxquelles il ne faut jamais déroger car cela implique la sécurité de l'enfant. Par exemple : oui on va contraindre l'enfant à ne pas traverser la route sans adulte car cela le met en danger physiquement. Ce n'est pas négociable.

  • Ensuite il y a les règles "roses" qui sont les règles du bien vivre ensemble de notre société. Celles-ci peuvent peut être expliquées, négociées, discutées. Car ce n'est pas un danger pour la sécurité. Et même, c'est une occasion d'apprentissage : l'enfant est en train de comprendre comment on vit dans la société dans laquelle il grandit.

  • Et enfin il y a les "orientations bleues", ce sont les grandes valeurs que l'on veut transmettre à ses enfants, son héritage intellectuel.
    PDF

J'aime bien la citation finale :

Khalil Gibran : "Vos enfants ne sont pas vos enfants […] Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."

Via SammyFisher

Fin d’une illusion… par Denis Sieffert | Politis

nous avons affaire ici à un projet très nouveau dans la politique française : une mainmise du privé sur la chose publique. C’est un peu la directive « secret des affaires » étendue à la politique. Le groupe dévoué à Emmanuel Macron fonctionnera comme un conseil d’administration. Si bien que le système Macron, l’air de rien, finirait par ressembler à une sorte d’idéal libéral dont rêvaient les idéologues du Mont-Pèlerin [1]. Puisqu’il s’agit de mener une politique au profit des grandes entreprises et de la finance, pourquoi ne pas emprunter les mœurs et l’opacité des milieux d’affaires ?


Ben oui, comme je l'ai dit plein de fois, Macron n'est ni de gauche.

Via Liens de Neros


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