Note: Les jours les plus longs - Choses vues, sur le web et ailleurs

Très émouvant et... un nouveau point commun entre nous.
Nous aussi sommes passés par la PMA pendant un an pour essayer d'avoir notre premier enfant, sans succès.
Après avoir renoncé et lancé d'autres projets, elle est arrivée toute seule, il y a 15 ans.

C'est vrai que, noyés par le quotidien qui te fait passer d'une urgence à une autre, tu oublies à quel point l'existence est fugace et fragile et à quel point tes mômes sont ta plus grande joie et ta plus grande faiblesse.

En tout cas félicitations et profite des tiens (et fais-leur un bisou de ma part)

Barbara Stiegler : S'adapter à une société malade ?

Quelques notes sur cette vidéo

Attention, très long post (DSL). La forme pourra sembler décousue, mais bon, c'est plus pour conserver une trace de cette remarquable entrevue.

la pensée de LippMann

  • Néolibéral ne signifie pas retrait de l'état: au contraire, c'est un état très invasif qui intervient perpétuellement dans le domaine de l'éducation ou de la santé notamment.
  • Il faut repenser la politique de façon darwinienne: l'enjeu de l'espèce politique est de s'adapter. La sélection/l'adaptation fait que les inaptes sont éliminés au profit des aptes.
  • Au milieu du 19ème: accélération des rythmes, dissolution des frontières -> la révolution industrielle crée un environnement nouveau qui menace l'équilibre et notre espèce n'est pas adaptée à ce nouveau monde.
  • Nous ne sommes pas adaptés sur le plan cognitif / psychique / affectif pour cet environnement.
  • Toute pathologie est multifactorielle et ce monde mondialisé fait partie de ces causes (il trouble en particulier le rapport au temps). Il devient très difficile d'être lent au point qu'on en vient à se réserver des temps très encadrés dans lesquels on aura le droit d'être lent (disciplines et activités) pour pouvoir être encore plus rapide ensuite.
  • Discours politique permanent: le discours du cap à tenir qui devrait avoir été abandonné depuis l'abandon de la religion qui donne un but à la vie.
  • Les libéraux tendent à ridiculiser les discours révolutionnaires à leur gauche mais ils maintiennent un cap obligé à suivre et auquel il faut s'y adapter.
  • La grande opération du néolibéralisme c'est dire que la seule direction possible est celle qui va vers l'accélération et de s'appuyer sur l'outil démocratique pour forcer les populations à aller dans leur sens (avec leur consentement).
  • L'intérêt de la démocratie est d'avoir une discussion sur les directions à prendre. Dans le néolibéralisme, la direction n'est pas à discuter.
  • La démocratie est bien adaptée à une petite population mais moins avec un grand pays. Il faut penser un gouvernement local.
  • La force du néolibéralisme est de nous pousser à intérioriser ce type de gouvernementalité unique.

Manufacture du consentement

  • manufacture du consentement: le pacte social implique le consentement comme remplacement de la soumission et la violence. Les masses ne sont plus équipées psychiquement pour appliquer réellement leur consentement (ils ne savent plus ce qu'ils veulent) ➡ on ne peut plus recueillir le consentement, donc on le fabrique (par la propagande/la communication)
  • Si nous (les libéraux) ne fabriquons pas le consentement alors les fascistes le feront. Il faut donc une propagande orientée dans la bonne direction, celle de l'acceptation de la mondialisation.

Et la République en marche ?

  • ils ont échoué là où leurs prédécesseurs avaient plutôt bien réussi.
  • ils sont tombés au mauvais moment avec la crise environnementale (problème écologique + prise de conscience) et ça leur complique la tâche.
  • Hollande était foncièrement néolibéral (sans déconner )
  • Macron est une matrice néolibérale chimiquement pure.

Le récit technologique est il le nouveau récit de l'humanité ?

  • La rhétorique de la promesse: environnement ultra compétitif qui pousse à promettre un résultat alléchant pour obtenir les financements.

Quel est l'arsenal utilisé pour obtenir le consentement des masses ?

Pour fabriquer le consentement des masses, le néolibéralisme s'appuie sur:

  • Les médias au sens large: la politique doit s'en emparer.
  • Les sciences humaines et sociales: les experts. Ce sont des personnes hyper spécialisées dans ce domaine qui aident à prendre en main ces populations (en particulier les psychologues, très utiles dans la fabrication du consentement)
  • la masse est apathique (ne se sent pas elle-même, elle est atomisée et constituée d'individus contrairement à la classe et sa conscience de classe)
  • Le BigData permettra de modéliser la masse mais les politiques actuelles en sont encore aux sondages archaïques.

Macron applique donc cette doctrine en s'imposant comme seule alternative à l'extrême droite.

  • oui. Soit l'adaptation à la mondialisation soit l'obscurantisme, le nationalisme, le repli sur soi. Donc ➡ Néolibéralisme ou populisme.
  • le reste c'est des contes pour enfant (le monde des bisounours)
  • Ils ne font que rejouer le manichéisme de LippMann (Macron n'a rien inventé)

Comment se désintoxiquer du libéralisme et du rapport au temps ?

  • Si on entre dans cette vie adaptée à la mondialisation et qu'on tient le choc, ça nous fait souffrir mais c'est jubilatoire et ça devient addictif (cf le burnout)

L'entaide

  • reprise du darwinisme mais sur d'autres bases que la compétition et l'égoïsme: dans le vivant il y a des processus qui sont au contraire basés sur la coopération entre individus et la symbiose.
  • c'est ce qui est établi dans le darwinisme contemporain: la coopération est une force d'adaptation.

Le néolibéralisme et la compétition

  • il faut d'une part que les individus soient le plus possible mis en compétition pour les sélectionner (note: les "premiers de cordée" autre nom des winners, sans doute)
  • la compétition doit finir par donner des rouages qui s'ajustent les uns aux autres pour coopérer et ainsi abolir tout conflit (l'objectif final)
  • donc, parler de coopération dans le néolibéralisme ne règle pas le problème. (difficile)

Les traits dominants sélectionnés par le libéralisme

  • L'ultralibéralisme favorise les plus cupides et les plus dépourvus de scrupules: il favorise les mécanismes de prédation les plus brutaux au lieu d'une compétition saine et fairplay.
  • en France c'est un mélange de néolibéralisme et d'ultralibéralisme. Ex: le retour de la théorie du ruissellement venant de l'ultralibéralisme et refusée par les néolibéraux après 29 qui voulaient plus de mobilité et s'opposaient donc aux héritages et patrimoines énormes.
  • en revenant, la théorie du ruissellement prouve le retour de l'ultralibéralisme.
  • la social démocratie est là pour enrober le tout dans un papier cadeau plus facile à accepter.

Les gilets jaunes démontrent-ils une certaine capacité à sortir du consentement ?

  • c'est évident: ils sont un symptôme de la crise du consentement
  • ils ont tenté de jouer le jeu de la mondialisation et ont été dans le consentement puis petit à petit ce dernier a faibli puis a cessé de fonctionner.

L'anarchie comme force d'émancipation est-elle la meilleure façon de contrer le libéralisme ?

  • l'émancipation de l'individu n'a rien de spécifiquement anarchiste (lumières & libéralisme),
  • que veut dire anarchiste ? Sortir des rapports de pouvoir est difficile car on est immergés dans les rapports de pouvoir et le pouvoir en soi n'est pas forcément la chose à abattre.

Dans l'avenir

  • aggravation de la crise du consentement
  • aggravation de la crise du libéralismeFR
  • seule sortie pour le néolibéralisme: s'inventer une écologie néolibérale (difficile car incompatible avec la mondialisation)
  • des publics qui vont se lever et ressortir de la conception lippmanienne de la masse (uniquement constituée d'atomes occupés à produire-travailler/se divertir/se reproduire). Ces publics qui vont se grouper autour de problèmes communs: ils se sentent eux mêmes (conscience de "classe") et s'interconnectent, s'instruisent, agissent et s'emploient à trouver des solutions et lutter.
  • cette vision lippmanienne de la masse largement relayée par les medias et politiques dans la formule "ça n'intéresse pas les français, ce qui les intéresse c'est avoir un emploi etc."

Comment le pouvoir néolibéral va-t-il réagir (durcissement/violences...) ?

  • on le voit déjà et c'est un échec car le but de Lippmann était d'éviter la violence.
  • quand un gouvernement néolibéral commence à sortir les matraques, c'est qu'il a échoué puisque son but était de fabriquer le consentement.
  • quand on passe à la violence on passe à de la simple brutalité politique non théorisée.

Conseil

  • Continuer à se saisir des outils modernes de communication pour se réunir autour des souffrances et lutter.
  • Ne pas compter sur les experts pour donner une direction (ils en sont incapables car trop spécialisés) mais les mettre à notre service et orienter les demandes d'expertise sur les problèmes à traiter.

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potatoe cat tax for very long post

Subnautica, moi, je dis, il est bien.

En ce moment, je joue à subnautica et je dois bien admettre que j'adore m'y plonger

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Il y a pléthore de tests, d'avis etc sur le jeu, donc je me contenterai juste de dire pourquoi il me semble aussi bien:

  1. Il est beau: non, mais vraiment beau. Pas dans le sens hyperréaliste qu'on a l'impression d'être mouillé quand on joue, mais beau comme coloré et poétique... à mon sens, un jeu n'a pas à être photoréaliste, il doit faire marcher l'imagination... et là, c'est jackpot. Les créatures sont belles, recherchées, souvent mignonnes (à part ces saloperies d'araignées à 4 pattes inspirées à n'en pas douter d'Half life), l'ambiance sonore est magnifique... que du bon.
  2. Il est globalement non violent: ici, pas de tchac tchac poutm poum, pas de gros motherfucking guns, pas d'explosifs... il y a très peu d'armes et elles sont non létales pour la plupart des créatures.
  3. la difficulté est très bien dosée: on ne se décourage jamais mais on apprend à être prudent quand même.
  4. le monde n'est pas foncièrement agressif - bonne leçon de vie - mais il ne vous pardonnera jamais certaines erreurs.
  5. Vous sentez que jamais vous n'êtes chez vous: on n'a pas une mentalité de conquérant, mais de survivant, et ça, ben j'aime.
  6. la progression est très bien dosée aussi: le système de blueprints n'est pas nouveau, mais la façon de se les procurer est originale et vous pousse à fouiller les épaves dans l'espoir de trouver toutes les pièces. On voit de plus que la progression technologique est très bien pensée: le joueur est rarement bloqué dans ses découvertes mais on entretient l'envie de trouver des nouvelles choses.
  7. il y a des cheatcodes simples: si, si, je mets ça dans les points positifs et j'explique. Quand on a peu de temps pour jouer, ça fait parfois chmir de se retaper trois bornes à la nage pour miner deux diamants où tout paumer parce qu'on s'est fait buter sans avoir sauvegardé. Dans ce cas, F3, Entrée et hop, on a une série de commandes pour se sortir de la mouise et ne pas perdre des heures de jeu. Bien entendu, je déconseille d'utiliser les cheats pour débloquer des trucs qu'on n'a pas découvert... ça démolit l'intérêt du jeu.
  8. il y a un mode créatif, comme dans minecraft... ajouté au fait que c'est non violent par principe, ça fait un excellent jeu pour des petits (mon môme de huit ans adore !)
  9. ça a beau être openworld, il y a quand-même un scénar. Discret, logique, pas trop directif et bien mené.
  10. c'est un jeu calme...
  11. j'adore qu'on me souhaite la bienvenue en m'appelant «cap'tain». Oui.
  12. le système de craft est bien pensé aussi: on a besoin d'appareils différents selon ce qu'on doit réaliser: un pour les ingrédients et petits objets quotidiens, un pour améliorer les objets, un pour les véhicules, un pour les meubles/bâtiments... ça a l'air compliqué, mais en fait c'est logique et ça évite les menus surchargés dans une seule interface
  13. le crafting des bâtiments/objets est simplifié pour que ce soit un plaisir de construire (ici, on est loin du cauchemar du craft à la Fallout 4 ). Les éléments qui doivent se connecter se connectent pis c'est marre.
  14. les commandes sont simples et bien pensées: les mêmes boutons produisent les mêmes actions. point.
  15. les véhicules sont chouettes et le mode de pilotage est différent si c'est un petit véhicule ou un gros. Je vous laisse découvrir mais ça m'amène au dernier point
  16. il y a une excellent immersion -re gag- dans ce jeu: le pilotage du gros submersible est juste... parfait.

Si vous avez des envies de commentaire, c'est par là...

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