Il ne faut jamais débattre avec l’extrême-droite | by Nicolas Galita | Dépenser, repenser | Medium

Très bon article ! Je me résume quelques idées ici.

Principe #1 | L’extrême droite n’est ni inculte, ni stupide, ni méchante

Ce sont des gens habiles qui appliquent des stratégies de décrédibilisation et de communication.

il suffit de passer son temps à lancer des accusations ou des trucs faux courts, sur un ton confiant. De manière à générer en face de longues justifications. Quand la personne a fini de se dépêtrer on lance une autre accusation. Et ainsi de suite.

La personne qui accuse, donne une impression de certitude. Celle qui se justifie donne l’impression d’être en faute.

Débattre avec quelqu’un d’extrême-droite sous entend que, si ça se trouve, il a raison.

Soit on éduque, soit on ignore. Mais en aucun cas ça peut être un débat.

Pour, elle, le but du débat d’humilier l’adversaire.

Principe #2| Comprendre les mécaniques d’audience

Ils ne débattent que si ça leur permet de gagner de l'audience, donc avec des gens dont il peuvent récupérer de l'audience ou des partisans.

il ne faut jamais répondre à un adversaire qui a une audience significativement inférieure à la sienne.

Principe #3| L’extrême-droite n’est pas sincère quand elle appelle à la liberté d’expression ou à la démocratie

Elle utilise nos valeurs à nos dépends en les pervertissant.

La libre expression et la démocratie ne sont pas des valeurs d’extrême-droite. Elle s’en contrefiche. En revanche, elle sait que ce sont des valeurs chères aux autres camps politiques.

L’extrême-droite est pour la liberté d’expression uniquement quand elle est marginale ou en conquête du pouvoir. Une fois qu’elle l’a, elle réduit l’opposition au silence. Elle a raison : elle comprend très bien que sa meilleure manière de prendre le pouvoir est de profiter d’une faille de la “démocratie”.

Ça marche tellement bien que, même quand elle obtient la parole, l’extrême-droite continue à clamer partout qu’elle n’a pas la parole. [...] C’est ridicule uniquement si on se place du point de vue de la recherche de la vérité. Mais l’important n’est pas d’avoir raison, l’important est de gagner. Or, cette stratégie est ultra-gagnante. Plus Zemmour crie qu’il est censuré et plus on lui offre des tribunes. Pourquoi arrêterait-il ?

Principe #4| La loi de Brandolini

certaines bêtise prennent vingt secondes à dire, mais des heures à réfuter.

le souci c’est que dans un débat en direct, il est impossible de dire “attends, je vais chercher la réfutation dans une vidéo de 20 minutes”. D’ailleurs, même quand on connaît la réfutation, c’est quasiment impossible de la déployer en direct. L’autre va nous couper la parole, nous empêcher de dérouler…

Principe #5| La fenêtre d’Overton

La fenêtre d’Overton est l’ensemble des propos acceptés en public par la société sur un sujet donné [...] On ne débat que des idées dont les deux réponses sont dans la fenêtre d’Overton.

L’extrême-droite comprend donc qu’il lui faut d’abord déplacer la fenêtre dans son sens, pour espérer faire élire un des siens. [...] Ce processus s’appelle “la normalisation”.

Voilà pourquoi l’extrême-droite veut être de tous les débats [...] Parce que ça lui permet de déplacer la fenêtre d’Overton. De banaliser ses idées. [...] Quand on est vraiment en dehors de la fenêtre d’Overton, il n’y a pas de mauvaise publicité.

Conclusion: le meilleur moyen de lutter contre l'extrême droite

1- cesser de leur tendre le micro

Morale de l’histoire : quand l’adversaire pleure [pour se plaindre de ne pas bénéficier d'une écoute démocratique] on n’est pas censé lui donner ce qu’il demande. Au contraire, c’est le signe que notre combat fonctionne. [...] L’extrême-droite se plaindra qu’on lui refuse le débat, jusqu’à ce qu’on accepte. Mais si on accepte jamais…elle est dans l’impasse

Pour vous déculpabiliser en tant que modérateur sur vos pages de commentaires / réseaux sociaux etc. :

Les gens d’extrême-droite sont libres d’avoir leur petits espaces d’expression, sans qu’on soit obligé de leur offrir nos grands espaces, volontairement.

2. pour les plus extrêmes, les bannir.

des gens comme Dieudonné ou Alain Soral ont subi ces bannissements, avec succès. Car oui, le bannissement fonctionne.

On devrait plutôt réfléchir à quels groupes d’extrême-droite il faut bannir ou dissoudre, plutôt que de passer notre temps à vouloir débattre avec les mouvements les plus “modérés” de l’extrême-droite.

Via https://www.parigotmanchot.fr/liens/shaare/LfhUSg

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