Pourquoi, selon l'Académie de médecine, il n'est plus nécessaire de laver ses masques en tissu à 60 degrés ? - Libération

+1 Sammy

Imaginez les familles, avec plusieurs masques par jour, à qui on dit qu’il faut les laver à 60 degrés, désinfecter la machine, les sécher rapidement voire les repasser. Ce n’est pas tenable

Ben oui, les gars: 4 mois pour compter sur vos doigts, ça fait un peu long quand même, vous ne validerez pas votre socle commun de compétences

Chez nous, ce sont 12 masques par jour.

Pour les laver, je les mets dans de l'eau avec un peu d'eau de javel, je rince, puis les laisse tremper dans de l'eau chaude additionnée de lessive...

Le problème ça va être de sécher, surtout dans la période automne hiver en Normandie...

Allez, pour le plaisir : https://www.youtube.com/watch?v=P-qOurzN_Gs

Via https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?Z83eqw

Nos gestes climat - Ecolab

7 tonnes de CO2 par an pour moi... C'est énorme, ça me consterne carrément, mais ce n'est pas une surprise: la bagnole à elle seule représente une part énorme et, hélas, incompressible quand on ne vit pas en ville et/ou à côté de son taf... Rien que pour le trajet boulot maison, c'est colossal, déjà... et pourtant:

  • je bosse à 15-20 minutes de chez moi,
  • je ne pars pas en weekend,
  • je fais mes courses à cinq km à côté de chez moi,
  • je ne sors pas le soir boire des coups avec les potes,et ma vie sociale en dehors du boulot est inexistante,
  • je ne vais pas faire les marchés ou les vides-greniers à l'autre bout du département,
  • je ne pratique plus d'activité sportive si elle se trouve à plus de 5 minutes en voiture de chez moi,
  • j'ai une petite voiture qui consomme peu etc...

Donc, en gros, pour baisser significativement le niveau, il faut :

  • habiter en ville: je vous laisse évaluer le montant d'un logement pour six bien situé en ville... sans compter, bien sûr, que nous n''aimons pas tous les villes (beurk).
  • utiliser uniquement les transports en commun: donc il faut un logement TRÈS bien situé (cf au dessus) pour être correctement desservi et se faire chmir pour à peu près tout, de l'école pour les enfants aux courses pour six (et qu'on ne me parle pas, bien entendu, de se faire livrer, ce qui n'économise pas du tout de CO2)
  • ne JAMAIS partir en vacances NULLE PART (ou être suffisamment friqué pour prendre le train pour six puis les transports en commun de même une fois arrivé sur place puis ne plus bouger du tout de là où on est: vive les vacances)

Il faut rappeler également, par souci d'honnêteté, que la bagnole a été (et est toujours) un outil de gain de temps et d'autonomie qu'il ne faut pas négliger dans l'équation: moins de voitures = plus de transports en commun et plus de perte de temps pour l'usager qui doit faire un trajet souvent plus long que nécessaire et se plier à des plages horaires peu optimisées (et supporter la proximité de ses contemporains ) ... Regardez les gens dans les transports en commun et vous constaterez que majoritairement, ils ne semblent pas transportés de joie (gag) mais plutôt dépressifs... Les transports en commun, c'est sans aucun doute mieux pour les émissions de CO2, mais ce n'est pas la panacée non plus.

L'arrêt de bus de mon village est devant chez moi (joie)... mais il n'y a que des transports scolaires (shit)... et pour mes grands, qui sont au lycée, c'est UN SEUL BUS A 6h50 QUEL QUE SOIENT TES HORAIRES... et pareil au retour... plusieurs heures perdues dans un emploi du temps déjà chargé.

On va me dire: ben t'as le vélo mon con ! Mais oui, le vélo pour tout transport dans une famille de six, bien sûr: rien que les courses déjà... Quand tu habites sur un plateau céréalier avec deux vallées à passer... Quand les camions ont envahi les routes et que tu passes par les villages à 1000 camions/jour, quand t'as pas de douche accessible au taf...

Et merci de ne pas me parler de la voiture électrique comme solution: très chère à l'achat, dégueulasse et polluante à produire, elle ne fait que déplacer le problème de pollution du véhicule vers la production de l'énergie nécessaire à le faire rouler. C'est, encore une fois, un achat de fausse bonne conscience que seuls les plus friqués peuvent se permettre en oubliant vigoureusement que cette bonne conscience repose sur la pollution dramatique des autres (mais ils sont loin alors ça va...).

Ceux qui me suivent savent que je suis loin d'être un pro bagnole: je la vis au quotidien comme un mal nécessaire et je déteste conduire... Je la hais: elle pue, elle fait du bruit, les gens ne se respectent pas quand ils conduisent et sont agressifs, j'ai peur des accidents, elle coûte ridiculement cher à acheter et à maintenir, on paye pour rouler et pour se garer...

Mais on a beau prendre parfaitement conscience du fait qu'on est une partie du problème, il y a des choses qu'on ne peut pas changer seul... voire pas changer du tout.

Via https://links.shikiryu.com/

L'école oui, mais pas comme ça...

Depuis deux semaines,

l'école où va mon petit dernier a pris les choses en main pour essayer de faire au mieux avec une situation de reprise bien bien pourrie... Ils ont fait passer des questionnaires pour savoir qui viendrait selon les conditions éventuelles et ils nous ont expliqué ce que serait la vie de nos gamins à l'école.

  1. distance sociale rigoureuse y compris dans la cour ou les enfants sortiront par groupes, en restant loin les uns des autres.
  2. règles de circulation drastiques en classe
  3. impossibilité pour l'enseignant de s'approcher pour aider les enfants
  4. jeux d'école bannis et interdits car trop complexes à décontaminer.

Au même moment, je suis tombé sur la photo suivante dans un fil mastodon:

ecoledeconfinée.jpeg

Et elle m'a brisé le coeur...

Je sais

que les directeurs d'écoles ont pris ces décisions pour respecter des directives de déconfinement ridicules et trop précoces, je sais qu'ils en sont eux-aussi victimes (sauf qu'en plus ils doivent tout organiser sans moyens supplémentaires): tout ce que je vais dire n'est donc absolument pas une critique de mes collègues professeurs des écoles, que je remercie au passage pour le boulot qu'ils ont fait et qu'ils se préparent à faire.

Le problème de ce déconfinement scolaire, hormis le fait qu'il a été ordonné en dépit du bon sens et pour des raisons économiques au lieu de sanitaires, c'est qu'il oublie, excusez-moi du peu, le fondement de l'école et de la société qui est le contact humain: on cherche à faire du contact humain sans faire de contact humain.

L'école,

ce n'est pas que des fiches de grammaire, des cahiers de maths, de la lecture, des évaluations... c'est aussi les copains, faire les fous dans la cour, grimper sur le château, se prendre pour un pirate et s'écorcher un peu les genoux, se disputer et de pardonner... l'école c'est aussi le regard de la maîtresse qui voit que tu fais de ton mieux, c'est le maître qui vient regarder ton travail pour t'expliquer comment tu peux l'améliorer, c'est le dessin que tu as fait pour l'enseignant que ce dernier affiche au-dessus de son bureau en faisant de toi la star des 15 prochaines minutes...

L'école c'est aussi des moments d'insouciance : les mêmes moments d'insouciance qui nous manquent tellement une fois devenus adultes... Voilà ce qu'on propose aux mômes: une école vidée des rapports humains et de l'insouciance, une école organisée avec une rigueur logistique de robot pensée par des adultes qui n'auront pas à la subir, lu cul vissé dans leur fauteuil de ministre... une école déshumanisée dans laquelle on a banni l'insouciance à coups de pied dans le badaboum.

Le résultat ?

Ben les mômes sont inquiets et stressés à l'idée d'y retourner.

Le mien a peur d'y aller. Déjà que le fonctionnement de l'école n'est pas le plus adapté pour lui vu qu'il est à la limite du TDA avec un cerveau qui cartonne à 1000 à l'heure, watmille idées en même temps, toujours un truc à dire et une hyper sensibilité doublée d'une tendance à se mettre la pression... Le seul truc qui lui va, c'est qu'on s'occupe de lui, qu'on le rassure, qu'on prenne le temps de se mettre à côté, qu'on le félicite, qu'on le valorise...

Soyons clairs: il a épuisé plusieurs enseignantes et on a passé des dizaines d'heures en RDV chez des spécialistes divers, à faire des bilans etc...

Mais pour lui, l'école à la maison, c'est super: on s'occupe de lui, il peut prendre son temps, quand il pète un plomb il peut aller se calmer dans sa chambre, la récré c'est à faire le fou dans le jardin ou à se jeter sur ses lego pour bricoler des trucs...

Désolé, mais je ne me vois pas le renvoyer dans une école qui va lui demander de ne pas bouger, d'être entièrement autonome, de rester tout seul dans son carré sans jouer et sans jouets... je refuse de le rendre malheureux exprès.

Je le renverrai quand l'école sera redevenue un endroit pour les enfants.

Back to life, back to reality

Un billet de Cyrille Borne dans lequel on retrouve les problèmes soulevés dans mes posts précédents:

  • la fin de la liberté pédagogique,
  • la vente des données à microsoft au nom de la protection des données
  • la précarité numérique instaurée par l'usage forcé d'environnements qui peuvent disparaître en emportant avec eux tout ton travail
  • l'absence d'interopérabilité qui t'empêche totalement de reprendre tes productions numériques, en faire des backups, les adapter aux outils suivants etc.
  • le merveilleux moyen de pression que tout ça représente pour des chefs de plus en plus adeptes des méthodes de management à l'américaine.

J'ajouterais le merveilleux moyen de flicage que l'ENT représente également pour des chefs un peu veules qui préfèrent te faire chier de loin sans risquer d'avoir à te regarder dans les yeux... (le mien, par exemple)

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