Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort

Quelque 55 % des Français (+11 points sur 2019), un record, sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort. Selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée ce lundi (lire en encadré), le sujet reste « très clivant politiquement » et seuls les sympathisants RN (85 %) et LR (71 %, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39 %) dans les autres partis.

On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI + PCF. Les ouvriers (68 %), les employés (60 %) et les retraités (55 %) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41 % des cadres et 40 % des professions intermédiaires.

environ 82 % des Français estiment par ailleurs qu '« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre »

Voilà... Les limites de la valeur de la majorité. Comme dit Blanche Gardin... "la majorité, c'est bien mais pas trop: il ne faut quand même pas oublier que les gens sont majoritairement des cons..."

❝ 13 commentaires ❞

1  Jerry wham le

C'est le résultat d'un sondage auquel on peut faire dire ce qu'on veut. Encore un titre putaclic de la part d'un journal qui ne mérite même pas d'etre sous la merde de mes chaussures...
Bref

 
2  Bronco le

Oui, j'ai pensé exactement la même chose, sauf que malheureusement, je suis à peu près certain que ces chiffres sont proche de la réalité...

 
3  Steph le

On peut se dire que le sondage est sérieux (il y a le Monde derrière).
Reste qu'un sondage dont on donne les résultats sans leurs accoler la marge d'erreur, et quand on est à 55%, ça peut vite changer l'interprétation.
Je suis pas, loin de là même, un spécialiste des statistiques mais j'ai toujours du mal à concevoir que 1030 personnes puissent être représentatives de l'ensemble de la population française.

 
4  lumiru le

Perso, je me demande surtout d'où pourrait venir ce revirement soudain de plus d'un dixième des sondés… Comment ce fait-il que tous ces gens ait pu changé d'avis conjointement ? Soit ce sondage n'est pas sérieux, soit j'ai raté un wagon quant aux événements de ces douze derniers mois.

 
5  clucky le

moi ce qui me fait vraiment peur c'est plus ça: 82 % des Français estiment par ailleurs qu '« on a besoin d’un vrai chef en France
Avec des phrases comme ça il n'y a plus besoins de peine de mort, la suite en tueras pas mal....

 
6  le gauchiste le

Ce court billet amène 2 questions.
Le premier, sur le retour de la peine de mort dans les consciences. J'ai tenté d'apporter mon grain de sel sur ce sujet avec 6 courts billets dédiés, tentant chacun d'aborder un aspect différent. Voici le premier :
http://gauchiste.fr/index.php?post/2018/02/14/La-peine-de-mort-%281%29
...et le dernier :
http://gauchiste.fr/index.php?post/2018/03/12/Le-dernier-bourreau

La 2nde question touche directement à la démocratie par le vote. Un vote n'est démocratique que s'il est éclairé. Une démocratie n'existe que si la population est éduquée. Et de ce point de vue, je commence à avoir de sérieux doutes. On sait des tas de choses, mais on a délaissé les questions politiques pendant 50 ans, pour les redécouvrir sur le tard, depuis 3 mandats peut-être. Il est difficile de se forger une conscience politique argumentée quand nos parents ont lâché l'affaire, que la politique se résume souvent à « il présente bien, il fera un beau président ».
Le vote une fois tous les 5 ans ne permet d'ailleurs pas de définir un réelle dimension démocratique, si pense que le vote est utile, alors il manque au moins de précision par sa rareté.

 
7  Bronco le

+1: et pourtant, on aborde la peine de mort régulièrement au collège (et pas qu'en Histoire)... Hélas, quand on en parle, les opinions des élèves révèlent souvent les phrases entendues chez eux: en somme, des réactions épidermiques dues à des indignations individuelles... Une fois qu'on a abordé les tenants et aboutissants du thème de la peine de mort, ils comprennent...

L'éducation reste en effet le seul levier à long terme pour avoir une démocratie éclairée.

 
8  nivéa le

Hitler est arrivé au pouvoir de manière démocratique, Donald Trump et Bolsonaro également...

 
9  Bronco le

Non, hitler a bénéficié d'un concours de circonstances mais pas d'un vote démocratique...

Ensuite, même si je ne porte pas les deux autres dans mon coeur (euphémisme vigoureux) je ne les alignerais pas quand même avec l'homme à la moustache...

 
10  nivéa le

Hitler a été nommé chancelier par celui qui avait remporté les élections, donc il est arrivé au pouvoir légalement et dans un cadre démocratique.

Les deux autres sont quand même des représentants assumés de courants politiques d´extrème droite...

 
11  Jerry Wham le

>Non, hitler a bénéficié d'un concours de circonstances mais pas d'un vote démocratique...

Ça ne risque pas d'arriver en Rance... Oh, wait !?

Quand on lit l'article de wikipédia, y a quand même des ressemblances troublantes :

>« L'idée centrale de Hitler est simple : lorsqu'on s'adresse aux masses, point n'est besoin d'argumenter, il suffit de séduire et de frapper. Les discours passionnés, le refus de toute discussion, la répétition de quelques thèmes assénés à satiété constituent l'essentiel de son arsenal propagandiste, comme le recours aux effets théâtraux, aux affiches criardes, à un expressionnisme outrancier, aux gestes symboliques dont le premier est l'emploi de la force. Ainsi, quand les SA brutalisent leurs adversaires politiques, ce n'est pas sous l'effet de passions déchaînées, mais en application des directives permanentes qui leur sont données ».

> De sa vie, Hitler n'accepta jamais un débat rationnel ni contradictoire et ne parla que devant des auditoires acquis.

> Les tractations avec le président qui se sont en fait révélées indispensables à sa nomination amènent certains à considérer qu'il a été « hissé au pouvoir » par une poignée d'industriels et d'hommes de droite.

Toute ressemblance avec un personnage existant est purement fortuite, ou pas...

 
12  Adrien le

La marge d'erreur (ou plus exactement l'intervalle de confiance à 95%) quand on interroge 1000 personnes est d'environ +-3%. Et en fait, la précision dépend (presque) uniquement de la taille de l'échantillon, pas de la taille de la population totale. Ce qui est important à comprendre, c'est que sauf à vouloir affiner encore plus le résultat, on n'a pas besoin d'un échantillon "représentatif", on a juste besoin de le sélectionner au hasard. Pourquoi ? Parce que même si les gens ont plein de raisons différentes de construire telle ou telle opinion, à la fin il y a simplement ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, et c'est juste ça qu'on mesure. Pour prendre une image, si vous avez une piscine contenant 75% de boules noires et 25% de boules blanches, et que vous en tirez 1000 au hasard (après avoir bien mélangé), vous tirerez à peu près 75% de boules noires. Peu importe que la piscine contienne 10000 boules ou 100 millions, et peu importent les raisons expliquant la couleur de chaque boule.

 
13  Bob le

Les opinions ne sont pas réparties de manière homogène dans la population, la construction d'un échantillon "représentatif" nécessite donc un peu plus d'efforts qu'une simple randomization (ce que sont supposés faire les instituts de sondage), si on ne peut/veut pas augmenter la taille de l'échantillon jusqu'à ce qu'il soit significatif.

Le point important de ta comparaison avec la piscine est le mélange, ce qui la rend non généralisable.

 

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