Monsieur B. : Moi.– Un astérisque ? Une astérisque ? Je ne sais jamais.

Vu sur le mammouth:

Monsieur B. @jesuismonsieurb

Moi.– Un astérisque ? Une astérisque ? Je ne sais jamais.

P. (6e), bas.– Pff, et tu te dis prof de français ?

Je marque une belle pause.

Puis je me dirige vers l'ordinateur, pianote, sors mon téléphone, compose un numéro et tombe sur une dame.

– Madame [maman de P.] ? Bonjour, je suis Monsieur B., le professeur de français de votre fils, qui vient de se permettre une insolence qui me fait interrompre mon cours. Je le laisse tout vous expliquer pendant que nous écoutons.

Monsieur B. @jesuismonsieurb

P. a dit tout ce qu'il en était, conscient que si j'avais dû corriger quoi que ce fût à son récit, je l'aurais fait sans vergogne aucune et avec le vocabulaire adapté.

Combiné repris des mains tremblantes de P., la maman me présentait ses excuses et je l'ai interrompue :

– Je vous en prie, Madame. Ce sont celles de votre fils que j'aurai par écrit demain.

La suite du cours a été d'un calme parfait.

Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. - Les hyperliens du barbu digressif

Avec ta permission - et celle de Jaurès - je vais modifier un peu cette phrase: « Quand les hommes ne VEULENT pas changer les choses, ils changent les mots»

En complément de celles de Desproges que je cite de mémoire: «nous vivons dans une époque où l'on a résolu tous les grands problèmes humains en appelant un chat un chien»

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