Sclérose en plaques/vaccination Hépatite B : "Un faisceau d'indices graves, précis et concordants peut suffire à prouver le lien de causalité", selon la justice

Voilà voilà...


Validité d'une argumentation:
Solide => Consensus scientifique / Méta analyse / Étude prospective de forte puissance
Présomption => Étude prospective de faible puissance
Faible => Étude rétrospective / Étude de cas-témoins
Très faible => Témoignage / Étude comportant des biais identifiés
Nul => Avis / Opinion / Préjugé / Bon sens

Via Lapin masqué

Landes : un matador meurt de ses blessures à l'hôpital de Mont-de-Marsan

Oui, un torero est mort.
Alors, autant mon inoxydable tendresse pour l'humanité me pousse à penser que la mort d'une personne reste toujours un drame, autant je ne peux non plus m'empêcher de penser que lui, au moins, il avait choisi...

Il avait choisi d'entrer dans l'arène, il avait choisi d'affronter et d'essayer d'assassiner un animal pour rien encore et encore, il avait choisi cette vie et cette activité malgré les millions de personnes qui considèrent que c'est mal et qui le manifestaient...

Je ne suis généralement pas du genre à dire «il l'avait bien cherché, ça faisait partie du choix» mais quand même... là... c'est difficile, toute compassion mise à part, de ne pas le penser.

Combien de taureaux morts avait-il à son actif ?

A chaque session, il a eu le choix de ne pas y aller. Le taureau, non.

A chaque session il y a eu un mort: le taureau.

A chaque session, on a torturé et mutilé un être vivant qui, si on lui avait laissé le choix aurait sans aucun doute préféré aller brouter de l'herbe grasse en veillant d'un œil jaloux sur son cheptel de vaches.

Dernière mort de torero en France, 1921...

Il s'agit d'une première en France depuis le début du 21e siècle, le dernier décès connu d'un matador en France remonte à 1921 à Béziers

Le rapport de morts favorise largement l'humain (et la médiatisation aussi)

Donc, oui, un mec est mort tué par un animal, c'est dramatique, certes, mais c'est surtout TRÈS CON.
C'est pas un cycliste tué par un automobiliste, un enfant renversé par la bagnole d'un connard bourré, une victime d'un gros con de terroriste, une famille morte noyée en mer pour avoir cherché une vie un peu meilleure, un gamin au ventre gonflé qui meurt de faim dans les bras de sa mère qui n'a même plus la force de verser des larmes, c'est pas un gars qui se suicide parce qu'il n'a plus de boulot, une femme qui se fout sous le métro parce qu'elle craque sous toute sa charge de taf, un gamin qui se fout en l'air parce qu'on refuse de le considérer autrement que son sexe biologique ne l'ordonne ou encore un môme tabassé à mort par des forces de l'ordre simplement parce qu'il a une peau un peu foncée.

C'est un gros con qui a passé sa vie à faire le kake dans un costume ridicule en butant des animaux pour la joie d'un public assoiffé de sang et de cruauté.

Donc, désolé, mais ma compassion, je la réserve pour celleux qui en ont besoin et qui la méritent... les victimes, les vraies.

Ce type-là, s'il est victime, ce n'est que de son karma.

Via https://unixcorn.xyz/@mathias

Ornithorynque #254 | Terry Pratchett

Superbe billet de @Padre_Pio qui dit parfaitement l'amour que j'ai également pour Terry Pratchett...
Son oeuvre, sous le couvert de l'humour montre avec un talent rare les aspects dérisoires des sociétés, la vacuité des individus, les tenants et aboutissants de la condition humaine.


Toujours sans fatuité, sans grandiloquence, sans emphase: sa voix est claire, ses phrases ciselées... entre deux fous rires dus aux comparaisons dont il a le secret, on se prend à noter une phrase qui résume parfaitement une idée, un sujet, une condition...
Comme une partition de mozart, on a le sentiment que ce qui est dit n'aurait jamais pu être dit de façon différente, que toute modification rendrait la phrase moins claire et moins efficace.

Il fait partie de ces auteurs dont on ne lâche pas les romans, qu'on a hâte de retrouver comme on le fait avec de vieux amis... et même quand on se dit, «tiens, je lirai ce roman-là après le Pratchett du moment», on abandonne l'idée et on préfère repartir pour le disque-monde suivant...

Vous avez remarqué, je parle de lui au présent: il ne mourra jamais à mes yeux, tant sa perspicacité le rend immortel.
Il a tour à tour exploré le monde du rock et des fans, du foot, de la presse, de la banque, de la poste etc. en donnant l'impression au lecteur qui finit chaque ouvrage qu'il comprend mieux le monde désormais.

Mr. Pratchett, let me thank you... for all.

Via SammyFisher


Où sont les passionné.e.s ? - Le blog de Genma

Je suis d'accord avec l'analyse de Genma, SebSauvage et HowTommy: l'esprit de bidouille, c'était mieux avant, comme dirait Cyrille Borne...

Notre génération (j'ai 45 piges) a eu entre les pognes les premières machines accessibles au grand public (MO5, TO7, Amstrad cpc, Amiga/Atari st etc.), autant de bécanes sans OS (ou presque pour amiga/atari), avec lesquelles on était obligé de taper toutes les commandes, même pour jouer à un jeu...
Sans vouloir faire le #vieuxCon, cette austérité nous a poussé à nous adapter, avec une doc bien souvent même pas en français, sans internet ni tutos... rien. Démerde-toi.

On a appris «l'informatique» comme des bricoleurs aventuriers, avec un esprit Mc Gyver qui te poussait à trouver des solutions, à imaginer des moyens (je me souviens d'avoir développé un «virus» sur disquette pour faire chier un copain sur amstrad CPC.)

D'un côté, comme tout le monde le souligne, cet esprit conquérant-bricoleur-bidouilleur semble en régression avec la génération actuelle et c'est bien compréhensible: ce sont des usagers, pas des bricoleurs...

D'un autre, ils ont appris des bases de programmation dans les écoles et ont obtenu des diplômes qui sanctionnent la maîtrise de certains savoirs et sont - j'imagine - aptes à appliquer des modèles de programmation qui font gagner du temps...

On y gagne en normalisation ce qu'on y perd en inventivité (et en innovation) (et en entrain) (et en passion) (et en curiosité) ... merde.

Pour ma part, j'adorerais changer de taf et coder... ce qui me retient:

  1. je ne suis pas du genre à lâcher la proie pour l'ombre, surtout à mon âge.
  2. la parentalité a tendance à avoir raison de l'esprit d'aventure: en clair, quand tes décisions n'impactent que toi, tu fais avec... dans le cas contraire, tu ne te sens pas le droit de courir le risque.
  3. je suis passionné de programmation, j'adore apprendre, je serais fou de joie à l'idée de me lancer dans d'autres langages ou d'autres projets (je souffre souvent du syndrome « opitin, j'ai une nouvelle idée !») mais je connais mes limites et je serais navré de ralentir une équipe de dev en étant à la ramasse sur des trucs qui paraissent évidents aux autres...


    Du coup, je code quand il me reste à la fois de l'énergie ET du temps dans des projets que j'aime, utiles ou dérisoires, dans l'esprit de partage désintéressé, d'amusement, d'amélioration et d'entraide qui caractérise le monde du libre et qui n'engage à rien...


    Bon, je poste ce billet que j'ai écrit en 14 fois (ceci n'est PAS une exagération), interrompu - comme de juste - par les enfants, l'épouse, le repas à préparer, le linge à étendre, le coup de fil à l'ophtalmo etc.

    A mes paupières, il est déjà... houlà, 23h45
    Via plein de copains
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