« De toute façon, avant, on mourait à 30 ans… » - Le bazar de mydjey

Très intéressant. Toute la croyance en la légende selon laquelle «avant on mourait à 30 ans» vient du fait qu'on ne prend en compte que la moyenne de mortalité: comme ça prend en compte une très importante mortalité infantile, la moyenne baisse. De plus, on confond l'espérance de vie (cette moyenne) et la longévité (l'âge jusqu' auquel on a des chances d'arriver à partir du moment où on a survécu à l'enfance).

Donc, l'espérance de vie est bien passée de 35 ans à 85 ans mais le pic de mortalité au grand âge n'a avancé que de 10 ans. On n'a donc jamais été «vieux» à 35 ans.

C'est à mon sens ce qu'il faut retenir car quand les gens disent « De toute façon, avant, on mourait à 30 ans… », ils sous-entendent qu'on vieillissait plus vite qu'aujourd'hui, ce qui est donc factuellement faux.

Ci-joint la capture d'écran du thread.

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Petit guide exhaustif des biais cognitifs – Buster Benson | Associations Libres

Résumé de cet excellent article qui met en valeur les travers irrationnels de notre cerveau. J'ai beaucoup résumé, allez voir l'article lui-même, plus complet et édifiant.

  1. trop d'information: filtrage et problèmes d'attention
  • Le cerveau filtre en ne retenant que ce qu'il a déjà mémorisé et délaisse le reste (biais d'attention)
  • Il remarquera ce qui sort beaucoup de l'ordinaire et oblitérera alors ce qu'il considère comme habituel (effet de distinctivité)
  • Il donne trop d'importance à ce qui a changé et empêche une évaluation objective (effet de contraste)
  • Il remarque en priorité ce qui confirme nos croyances (biais de confirmation)
  • Il met en exergue les failles des autres et masque les nôtres (biais du point aveugle)
  1. manque de sens: perception partielle et subjectivité
  • Le cerveau cherche des motifs, des répétitions, quitte à en voir là où il n'y en a pas (illusion des séries, confabulation)
  • Il comble les blancs avec des stéréotypes (erreur d'attribution)
  • Il imagine que ce qu'il aime ou connaît est meilleur que ce qu'il n'aime pas ou ne connaît pas (effet de halo)
  • Il simplifie les nombres et probabilités (biais de normalité)
  • Il pense que les autres savent ce qu'il sait et qu'il sait ce que les autres savent (illusion de transparence)
  • Il projette son état d'esprit actuel sur la vision du passé et du futur (biais de résultat)
  1. besoin d'agir vite:
  • Le cerveau surestime ses capacités et l'importance de ce que nous faisons (biais d'excès de confiance)
  • Il favorise le proche et l'immédiat au détriment du lointain pour rester concentré (appel à la nouveauté)
  • Il est plus motivé pour finir les choses dans lesquelles nous nous sommes investis, même s'il y a des raisons d'abandonner (biais des coûts irrationnels, escalade irrationnelle)
  • Il a tendance à choisir la solution qui lui apparaît comme moins risquée ou qui préserve le statu quo
  • Il favorise les options les plus simples (ou simplistes) au détriment des options plus complexes ou ambiguës quitte à délaisser une solution meilleure à long terme.
  1. impossibilité de tout mémoriser (auto-renforcement)
  • Le cerveau renforce et modifie les souvenirs (effacement d'un souvenir ou injection de détails)
  • Il écarte le spécifique et favorise le général (association implicite)
  • Il réduit les événements et listes à leurs élément-clés
  • Il stocke l'information en fonction du vécu et lui attribue donc à l'événement une importance qu'il n'a pas forcément

Donc, pour faire simple:

  • Nous ne voyons pas tout et nous filtrons des choses importantes.
  • Nous cherchons trop le sens quitte à créer des illusions
  • Nous avons tendance à décider trop vite
  • Notre mémoire nous pousse à l'erreur

Que faire ?

Pour éliminer ces problèmes : RIEN.

Par contre, on peut accepter ces faiblesses et les garder à l'esprit dans nos jugements.

Via Tibiaster djanybekensis


Parentalité : "On ne peut pas demander ce calme parfait aux parents"

Excellent article à lire d'urgence, surtout si vous lisez compulsivement les billets de parentalité positive qui vous font souvent culpabiliser.


Ce qui est sûr, c'est que le "coût" de l'éducation d'un enfant est bien plus élevé aujourd'hui. On attend beaucoup plus des parents aujourd'hui : qu'ils proposent des activités, qu'ils investissent dans une quantité de matériel ludique ou de puériculture, qu'ils accompagnent les apprentissages, qu'ils permettent de développer les goûts, les aspirations propres des enfants. Donc effectivement, je ne sais pas si c'est plus compliqué mais en tout cas, il y a des attentes beaucoup plus importantes.

L'approche de l'éducation bienveillante est de dire que les enfants ne font pas de "caprices" mais ont des besoins non satisfaits qu'il faut prendre en compte, que s'ils font des colères c'est que leur cerveau immature les empêche de maîtriser leurs émotions.

Selon cette norme, le parent "parfait" ne doit jamais s'énerver, jamais crier, toujours être disponible pour écouter, rassurer, négocier. Cet idéal s'impose actuellement de manière d'autant plus dogmatique qu'il est présenté comme "prouvé scientifiquement", grâce aux neurosciences, et qu'à ce titre, il semble incontestable.

Cela m'agace un peu parce que je suis personnellement convaincue qu'il est souhaitable pour notre société d'aller vers la non violence éducative et de réfléchir aux rapports de domination des adultes sur les enfants. Mais je pense aussi qu'on peut construire cet idéal social sans imposer un dogme, sans distribuer des bons points aux "bons" parents, et stigmatiser les autres.

Et ce d'autant plus qu'on juge souvent les parents sans même se demander ce qu'ils vivent chaque jour, à quelles difficultés quotidiennes ils sont confrontés. Aujourd’hui on ne peut pas demander ce calme parfait aux parents. D'être prête à reprendre le boulot, prête à être à l'écoute de son enfant puis en même de temps cultiver des passions personnelles du sport à la culture, tout en ne dormant pas et en ne mangeant pas bien.

[...] peut être se dire que se retrouver tout seuls, avec son bébé, ça n'est juste pas humain. On a besoin de soutien, d'aide. [...] les plus grands [frères et soeurs] sont ravis de faire ce qu'ils peuvent faire : apporter un jouet au bébé qui pleure, faire un câlin. Quand un enfant arrive, on dit souvent "ah oui l'aîné est jaloux"... Mais c'est parce qu'il est rarement inclus.

Beaucoup de sociologues disent que l'adolescence n'est pas une crise de l'enfant mais une crise des parents. C'est une crise parentale car l'enfant devient plus adulte. Il a les moyens d'affirmer ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas, de faire valoir ses goûts et sa manière de voir l'avenir. Or les parents ne sont pas habitués à cela, et donc il y a des conflits. L'hypothèse qu'on pourrait faire c'est que peut-être, si on écoutait et reconnaissait que les enfants ont une certaine autonomie, on pourrait vivre ce moment plus en douceur...

Oui, il me semble beaucoup plus facile de ne pas m'énerver avec mes ados, même quand ils sont de mauvaise foi et ont des jugements à l'emporte-pièce... On peut vraiment discuter avec eux, ils comprennent la négociation et peuvent comprendre quand ils sont allés trop loin.


  • Les règles "rouges", celles auxquelles il ne faut jamais déroger car cela implique la sécurité de l'enfant. Par exemple : oui on va contraindre l'enfant à ne pas traverser la route sans adulte car cela le met en danger physiquement. Ce n'est pas négociable.

  • Ensuite il y a les règles "roses" qui sont les règles du bien vivre ensemble de notre société. Celles-ci peuvent peut être expliquées, négociées, discutées. Car ce n'est pas un danger pour la sécurité. Et même, c'est une occasion d'apprentissage : l'enfant est en train de comprendre comment on vit dans la société dans laquelle il grandit.

  • Et enfin il y a les "orientations bleues", ce sont les grandes valeurs que l'on veut transmettre à ses enfants, son héritage intellectuel.
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J'aime bien la citation finale :

Khalil Gibran : "Vos enfants ne sont pas vos enfants […] Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."

Via SammyFisher

Sclérose en plaques/vaccination Hépatite B : "Un faisceau d'indices graves, précis et concordants peut suffire à prouver le lien de causalité", selon la justice

Voilà voilà...


Validité d'une argumentation:
Solide => Consensus scientifique / Méta analyse / Étude prospective de forte puissance
Présomption => Étude prospective de faible puissance
Faible => Étude rétrospective / Étude de cas-témoins
Très faible => Témoignage / Étude comportant des biais identifiés
Nul => Avis / Opinion / Préjugé / Bon sens

Via Lapin masqué

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