Taper les accents espagnols sur ubuntu/linuxmint

Pour ceux qui viennent de windaube et sont habitués aux combinaisons alt+160 etc, il existe des équivalents sous linux.

Méthode 1: la combinaison native de la mort

☺: c'est apparemment universel ☹: c'est aussi chiant à retenir qu'à taper

ctrl+shift+ud1 ⇨ Ñ
ctrl+shift+uf1 ⇨ ñ
ctrl+shift+ud3 ⇨ Ó
ctrl+shift+uf3 ⇨ ó
ctrl+shift+ucd ⇨ Í
ctrl+shift+ued ⇨ í
ctrl+shift+uc1 ⇨ Á
ctrl+shift+ue1 ⇨ á
ctrl+shift+uda ⇨ Ú
ctrl+shift+ufa ⇨ ú
altGr+?  ⇨ ¿
altGr+!  ⇨ ¡

ça marche, mais c'est velu.

Méthode 2: la touche compose.

☺: ça fonctionne très bien ☹: c'est un peu moins pénible mais il faut configurer la touche compose (clavier>agencements>options>position de la touche compose) On appuie successivement sur:

compose ' a ⇨ á
compose ' o ⇨ ó
compose ' u ⇨ ú
compose ' i ⇨ í
compose altGr+~ n ⇨ ñ

Pour la «ñ», c'est carrément le cauchemar.

Méthode 3: la combinaison mieux mais partielle

altGr + & puis a ⇨ á
altGr + & puis o ⇨ ó
altGr + & puis u ⇨ ú
altGr + & puis i ⇨ í

Pour la «ñ», ça reste la merde.

Après, il faudrait se bidouiller un clavier à partir du clavier français en remplaçant les altGr+a. J'ai un peu cherché sans y arriver, pour l'instant.

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Petit guide exhaustif des biais cognitifs – Buster Benson | Associations Libres

Résumé de cet excellent article qui met en valeur les travers irrationnels de notre cerveau. J'ai beaucoup résumé, allez voir l'article lui-même, plus complet et édifiant.

  1. trop d'information: filtrage et problèmes d'attention
    • Le cerveau filtre en ne retenant que ce qu'il a déjà mémorisé et délaisse le reste (biais d'attention)
    • Il remarquera ce qui sort beaucoup de l'ordinaire et oblitérera alors ce qu'il considère comme habituel (effet de distinctivité)
    • Il donne trop d'importance à ce qui a changé et empêche une évaluation objective (effet de contraste)
    • Il remarque en priorité ce qui confirme nos croyances (biais de confirmation)
    • Il met en exergue les failles des autres et masque les nôtres (biais du point aveugle)
  2. manque de sens: perception partielle et subjectivité
    • Le cerveau cherche des motifs, des répétitions, quitte à en voir là où il n'y en a pas (illusion des séries, confabulation)
    • Il comble les blancs avec des stéréotypes (erreur d'attribution)
    • Il imagine que ce qu'il aime ou connaît est meilleur que ce qu'il n'aime pas ou ne connaît pas (effet de halo)
    • Il simplifie les nombres et probabilités (biais de normalité)
    • Il pense que les autres savent ce qu'il sait et qu'il sait ce que les autres savent (illusion de transparence)
    • Il projette son état d'esprit actuel sur la vision du passé et du futur (biais de résultat)
  3. besoin d'agir vite:
    • Le cerveau surestime ses capacités et l'importance de ce que nous faisons (biais d'excès de confiance)
    • Il favorise le proche et l'immédiat au détriment du lointain pour rester concentré (appel à la nouveauté)
    • Il est plus motivé pour finir les choses dans lesquelles nous nous sommes investis, même s'il y a des raisons d'abandonner (biais des coûts irrationnels, escalade irrationnelle)
    • Il a tendance à choisir la solution qui lui apparaît comme moins risquée ou qui préserve le statu quo
    • Il favorise les options les plus simples (ou simplistes) au détriment des options plus complexes ou ambiguës quitte à délaisser une solution meilleure à long terme.
  4. impossibilité de tout mémoriser (auto-renforcement)
    • Le cerveau renforce et modifie les souvenirs (effacement d'un souvenir ou injection de détails)
    • Il écarte le spécifique et favorise le général (association implicite)
    • Il réduit les événements et listes à leurs élément-clés
    • Il stocke l'information en fonction du vécu et lui attribue donc à l'événement une importance qu'il n'a pas forcément

Donc, pour faire simple:

  • Nous ne voyons pas tout et nous filtrons des choses importantes.
  • Nous cherchons trop le sens quitte à créer des illusions
  • Nous avons tendance à décider trop vite
  • Notre mémoire nous pousse à l'erreur

Que faire ?

Pour éliminer ces problèmes : RIEN.

Par contre, on peut accepter ces faiblesses et les garder à l'esprit dans nos jugements.

Via Tibiaster djanybekensis


How To Install Java On Ubuntu

Pour les ceusses qui auraient du mal à faire fonctionner les .jar avec open JDK 8/9, j'ai trouvé un moyen de passer au java d'Oracle



J'avais un soucis d'exécution sur Linux Mint: quand je lançais un .jar, rien ne se passait. Après avoir essayé plein de solutions, j'ai décidé de tester avec la version officielle de Java et ça a marché.

  1. Télécharger le .tar correspondant à linux ( Lien direct )
  2. Désarchiver le fichier Tar
  3. Après avoir ouvert le dossier usr/ avec les droits root (clic droit > ouvrir en tant qu'utilisateur root ), créer un dossier «java»
  4. copier dedans le dossier désarchivé précédemment
  5. ouvrir un terminal (ctrl+alt+t) et taper sudo xed /etc/environment
  6. ajouter :/usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ/bin avant la seconde guillemet dans la ligne PATH=".....
  7. ajouter la ligne JAVA_HOME="/usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ"
  8. redémarrer
  9. cliquer bouton droit sur un .jar et sélectionner ouvrir avec > autre application
  10. Entrez une commande personnalisée: /usr/java/NOM_DU_DOSSIER_COPIÉ/bin/java -jar et validez

    Vous avez installé java à la main et associé les .jar à l'exécutable java.


    Après, ça fonctionne.

    C'est moche d'en arriver là...

    Mais ça fonctionne.


Parentalité : "On ne peut pas demander ce calme parfait aux parents"

Excellent article à lire d'urgence, surtout si vous lisez compulsivement les billets de parentalité positive qui vous font souvent culpabiliser.


Ce qui est sûr, c'est que le "coût" de l'éducation d'un enfant est bien plus élevé aujourd'hui. On attend beaucoup plus des parents aujourd'hui : qu'ils proposent des activités, qu'ils investissent dans une quantité de matériel ludique ou de puériculture, qu'ils accompagnent les apprentissages, qu'ils permettent de développer les goûts, les aspirations propres des enfants. Donc effectivement, je ne sais pas si c'est plus compliqué mais en tout cas, il y a des attentes beaucoup plus importantes.

L'approche de l'éducation bienveillante est de dire que les enfants ne font pas de "caprices" mais ont des besoins non satisfaits qu'il faut prendre en compte, que s'ils font des colères c'est que leur cerveau immature les empêche de maîtriser leurs émotions.

Selon cette norme, le parent "parfait" ne doit jamais s'énerver, jamais crier, toujours être disponible pour écouter, rassurer, négocier. Cet idéal s'impose actuellement de manière d'autant plus dogmatique qu'il est présenté comme "prouvé scientifiquement", grâce aux neurosciences, et qu'à ce titre, il semble incontestable.

Cela m'agace un peu parce que je suis personnellement convaincue qu'il est souhaitable pour notre société d'aller vers la non violence éducative et de réfléchir aux rapports de domination des adultes sur les enfants. Mais je pense aussi qu'on peut construire cet idéal social sans imposer un dogme, sans distribuer des bons points aux "bons" parents, et stigmatiser les autres.

Et ce d'autant plus qu'on juge souvent les parents sans même se demander ce qu'ils vivent chaque jour, à quelles difficultés quotidiennes ils sont confrontés. Aujourd’hui on ne peut pas demander ce calme parfait aux parents. D'être prête à reprendre le boulot, prête à être à l'écoute de son enfant puis en même de temps cultiver des passions personnelles du sport à la culture, tout en ne dormant pas et en ne mangeant pas bien.

[...] peut être se dire que se retrouver tout seuls, avec son bébé, ça n'est juste pas humain. On a besoin de soutien, d'aide. [...] les plus grands [frères et soeurs] sont ravis de faire ce qu'ils peuvent faire : apporter un jouet au bébé qui pleure, faire un câlin. Quand un enfant arrive, on dit souvent "ah oui l'aîné est jaloux"... Mais c'est parce qu'il est rarement inclus.

Beaucoup de sociologues disent que l'adolescence n'est pas une crise de l'enfant mais une crise des parents. C'est une crise parentale car l'enfant devient plus adulte. Il a les moyens d'affirmer ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas, de faire valoir ses goûts et sa manière de voir l'avenir. Or les parents ne sont pas habitués à cela, et donc il y a des conflits. L'hypothèse qu'on pourrait faire c'est que peut-être, si on écoutait et reconnaissait que les enfants ont une certaine autonomie, on pourrait vivre ce moment plus en douceur...

Oui, il me semble beaucoup plus facile de ne pas m'énerver avec mes ados, même quand ils sont de mauvaise foi et ont des jugements à l'emporte-pièce... On peut vraiment discuter avec eux, ils comprennent la négociation et peuvent comprendre quand ils sont allés trop loin.


  • Les règles "rouges", celles auxquelles il ne faut jamais déroger car cela implique la sécurité de l'enfant. Par exemple : oui on va contraindre l'enfant à ne pas traverser la route sans adulte car cela le met en danger physiquement. Ce n'est pas négociable.

  • Ensuite il y a les règles "roses" qui sont les règles du bien vivre ensemble de notre société. Celles-ci peuvent peut être expliquées, négociées, discutées. Car ce n'est pas un danger pour la sécurité. Et même, c'est une occasion d'apprentissage : l'enfant est en train de comprendre comment on vit dans la société dans laquelle il grandit.

  • Et enfin il y a les "orientations bleues", ce sont les grandes valeurs que l'on veut transmettre à ses enfants, son héritage intellectuel.
    PDF

J'aime bien la citation finale :

Khalil Gibran : "Vos enfants ne sont pas vos enfants […] Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."

Via SammyFisher

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