Hier, je me suis aperçu que le bookmarklet que j'avais fait pour trouver le flux RSS d'une chaîne youtube ne fonctionnait pas toujours 🤬: en effet, si l'URL de la chaîne n'est pas du type www.youtube.com/channel/xxxCHANNEL_IDxxx ça ne fonctionne pas... Or, les chaînes peuvent être aussi sous une forme dans laquelle le channel_id n'apparaît pas.

Au lieu de laisser youtube me chier dans les bottes, je me suis dit que, si le channel_id n'est pas dans l'URL, il doit être planqué quelque part dans le html de la page.
En fouillant un peu, twingo bongo jannielongo bingo 🥳 J'ai trouvé ça en parsant avec (presque) la même regex que pour l'URL.

J'ai donc codé vite fait une «api» qui renvoie l'URL du flux RSS d'une chaîne Youtube dont on fournit l'adresse.
On peut l'utiliser avec le frontend minimaliste prévu, en faisant une requête GET ou via le bookmarklet qui va bien.
Le tout est bien entendu utilisable, autohébergeable et modifiable, comme d'habitude 
Allez !
Quel travail de ouf ! Ça fourmille de détails !
Dans le collège de ma fille, la prof de SVT propose un projet final évalué sur la protection d'espèces en danger qui clôt une séquence sur l'influence de l'humain dans le réchauffement climatique et la disparition des espèces.
Il s'agit d'un travail créatif comme je les aime, qui pousse le gamin à réfléchir à un cas particulier d'espèce en danger, à plusieurs actions concrètes qu'un élève de son âge pourrait mener le tout sous la forme d'une affiche à réaliser.
La prof en question demande aux élèves d'utiliser Canva, ce qui me chiffonne pour plusieurs raisons:
En version de base, peu de choses sont disponibles et il faut très rapidement un compte dès qu'on veut faire quelque-chose (ajouter une image issue de la recherche interne, importer une image à nous, la majeure partie des images sont marquées «👑 premium» etc...)
Impossible donc de placer sur le document ne serait-ce qu'un hippocampe (le sujet de l'affiche de ma fille)
Donc soit on passe par une inscription, soit on est très limité dans sa créativité, voire empêché complètement... Or, la créativité fait partie des critères d'évaluation.
Quand on regarde les accès via la console, on s'aperçoit qu'il y a des appels vers google (accounts entre-autres) et un domaine sentry.io même si un effort a été fait pour maintenir la majorité sur le domaine canvas.com (static essentiellement)
Ces accès google à eux seuls peuvent poser problème mais ça se corse (chef-lieu Ajaccio comme disait San Antonio) quand on fait un petit dig/whois sur le domaine canvas.com... On retrouve un hébergement aux USA par Amazon...
Quant à l'appel vers sentry.io, il pointe vers ... google à mountain view.
On pourrait se dire, «boarf, allez, on va pas se prendre la tête, la prof propose ce logiciel mais il suffit de faire autrement et puis voilà: l'important c'est le résultat»
Hélas, et c'est ce point particulier qui m'a agacé, la collègue a placé l'utilisation du logiciel canva dans les critères d'évaluation au même niveau que la restitution en retard du travail.
Par conséquent, un élève soucieux d'obtenir la meilleure note se voit contraint à l'utilisation d'un logiciel privateur dans lequel il lui faudra ouvrir un compte en abandonnant ses données aux GAFAM.
Parce que l'éducation nationale devrait bâtir un projet de société basé sur le libre et le partage, pas sur la spoliation et l'exploitation des données,
Parce que la création, quelle qu'elle soit, devrait être libre de contraintes: quand je propose ce genre de travail aux élèves, je leur dis précisément le contraire de cette collègue: faites selon votre inspiration, n'importe quel support, n'importe quelle technique, n'importe quelle taille... faites JOLI et FANTAISISTE (on a besoin de couleur, de gaîté et de fantaisie dans la vie) et je leur propose des exemples.
Parce qu'un enseignant devrait, à mon sens, limiter les contraintes des travaux aux stricts besoins de l'objectif pédagogique qu'il s'est fixé: la contrainte n'est pas positive en soi... la devise de la France c'est liberté égalité fraternité... pour le moment.
J'ai envoyé un message expliquant mon point de vue à la collègue en prenant soin de ne pas critiquer la qualité de son travail, au demeurant excellent et irréprochable par ailleurs... Je n'ai pas encore eu de réponse.
On a utilisé des alternatives libres et gratuites pour réaliser le travail: Krita pour le dessin proprement dit et GIMP pour la composition et l'ajout de texte. Tout élève n'ayant pas à la maison un adulte connaissant ces logiciels pouvait dessiner à la main, faire des collages, utiliser LibreOffice etc...
Le choix d'un service en ligne, si pertinent qu'il puisse paraître de prime abord, réduit la possibilité d'échapper au problème RGPD: en effet, peu de webapps de dessin sont hébergées ailleurs qu'aux states... Ou alors il faudrait auto héberger... voire - FOLIE - que l'éducation nationale propose ce service au sein d'un claoude «souverain» estampillé EN (et pas comme l'appel à des services cro$soft online dans de l'ENT comme actuellement)
Je me demande ce que je ferai si elle retire effectivement des points pour non utilisation de canva.
Je ne suis pas du genre à aller râler chez le chef, vous me connaissez, mais ça me ferait mal au cul quand même que tous les efforts faits par ma fille, en particulier le dessin qu'elle a travaillé à la palette graphique, comptent moins que le nom du logiciel utilisé... surtout que la restitution doit être ... imprimée (sic)
Merci copain pour ce point de vue révélant une culpabilisation qui m'avait échappé:
Alors oui, il y a des "belles histoires", il y a des choses qui échappent à la connaissance médicale. Mais PUTAIN arrêtez de tout ramener à "c'est dans ta tête". Parce que pour les femmes, c'est juste l'horreur :
- t'arrive pas à avoir d’enfant ? Arrête d'y penser, c'est dans ta tête
- les règles douloureuses ? Tu t'écoutes trop,c'est dans ta tête
- trop grosse, trop maigre, trop... C'est dans ta tête !
- etc. : étant un homme, je manque d'exemples
Très bon article ! Je me résume quelques idées ici.
Ce sont des gens habiles qui appliquent des stratégies de décrédibilisation et de communication.
il suffit de passer son temps à lancer des accusations ou des trucs faux courts, sur un ton confiant. De manière à générer en face de longues justifications. Quand la personne a fini de se dépêtrer on lance une autre accusation. Et ainsi de suite.
La personne qui accuse, donne une impression de certitude. Celle qui se justifie donne l’impression d’être en faute.
Débattre avec quelqu’un d’extrême-droite sous entend que, si ça se trouve, il a raison.
Soit on éduque, soit on ignore. Mais en aucun cas ça peut être un débat.
Pour, elle, le but du débat d’humilier l’adversaire.
Ils ne débattent que si ça leur permet de gagner de l'audience, donc avec des gens dont il peuvent récupérer de l'audience ou des partisans.
il ne faut jamais répondre à un adversaire qui a une audience significativement inférieure à la sienne.
Elle utilise nos valeurs à nos dépends en les pervertissant.
La libre expression et la démocratie ne sont pas des valeurs d’extrême-droite. Elle s’en contrefiche. En revanche, elle sait que ce sont des valeurs chères aux autres camps politiques.
L’extrême-droite est pour la liberté d’expression uniquement quand elle est marginale ou en conquête du pouvoir. Une fois qu’elle l’a, elle réduit l’opposition au silence. Elle a raison : elle comprend très bien que sa meilleure manière de prendre le pouvoir est de profiter d’une faille de la “démocratie”.
Ça marche tellement bien que, même quand elle obtient la parole, l’extrême-droite continue à clamer partout qu’elle n’a pas la parole. [...] C’est ridicule uniquement si on se place du point de vue de la recherche de la vérité. Mais l’important n’est pas d’avoir raison, l’important est de gagner. Or, cette stratégie est ultra-gagnante. Plus Zemmour crie qu’il est censuré et plus on lui offre des tribunes. Pourquoi arrêterait-il ?
certaines bêtise prennent vingt secondes à dire, mais des heures à réfuter.
le souci c’est que dans un débat en direct, il est impossible de dire “attends, je vais chercher la réfutation dans une vidéo de 20 minutes”. D’ailleurs, même quand on connaît la réfutation, c’est quasiment impossible de la déployer en direct. L’autre va nous couper la parole, nous empêcher de dérouler…
La fenêtre d’Overton est l’ensemble des propos acceptés en public par la société sur un sujet donné [...] On ne débat que des idées dont les deux réponses sont dans la fenêtre d’Overton.
L’extrême-droite comprend donc qu’il lui faut d’abord déplacer la fenêtre dans son sens, pour espérer faire élire un des siens. [...] Ce processus s’appelle “la normalisation”.
Voilà pourquoi l’extrême-droite veut être de tous les débats [...] Parce que ça lui permet de déplacer la fenêtre d’Overton. De banaliser ses idées. [...] Quand on est vraiment en dehors de la fenêtre d’Overton, il n’y a pas de mauvaise publicité.
Morale de l’histoire : quand l’adversaire pleure [pour se plaindre de ne pas bénéficier d'une écoute démocratique] on n’est pas censé lui donner ce qu’il demande. Au contraire, c’est le signe que notre combat fonctionne. [...] L’extrême-droite se plaindra qu’on lui refuse le débat, jusqu’à ce qu’on accepte. Mais si on accepte jamais…elle est dans l’impasse
Pour vous déculpabiliser en tant que modérateur sur vos pages de commentaires / réseaux sociaux etc. :
Les gens d’extrême-droite sont libres d’avoir leur petits espaces d’expression, sans qu’on soit obligé de leur offrir nos grands espaces, volontairement.
des gens comme Dieudonné ou Alain Soral ont subi ces bannissements, avec succès. Car oui, le bannissement fonctionne.
On devrait plutôt réfléchir à quels groupes d’extrême-droite il faut bannir ou dissoudre, plutôt que de passer notre temps à vouloir débattre avec les mouvements les plus “modérés” de l’extrême-droite.
Petite mise à jour pour gérer les cas où une URL de fournisseur d'Ebooks disparaît (Quand on dit qu'il faut gérer les erreurs!)
Désormais, si une URL ne répond plus, un avertissement 404 apparaît à la place de la recherche pour cette URL sans bloquer les autres.


Si toi aussi t'en as marre que le bouton onclick du bouton en «article_preview»... et ça, tu vois, ça change tout...
Désormais, la visualisation de l'article se fera toujours dans le même onglet (ouvert lors de la première visualisation)
Un truc qui me chiffonnait dans la rédaction d'articles un peu longs, c'était:

Grâce à ce plugin, on ne passe plus son temps à défiler QUE dans la page
En effet, il redimensionne les textareas de la page article en fonction de leur contenu. La zone de texte grandit avec le volume de texte tapé dedans.
Un plugin dérivé d'un de mes anciens qui s'avérait obsolète avec la nouvelle maquette. Il permet d'afficher un menu visible uniquement quand l'admin est connecté. Ce menu regroupe plusieurs icônes:

Il affiche de plus un lien sur chaque article pour éditer directement ce dernier (pratique pour corriger ou mettre à jour un article)
Ces deux fonctions sont accessibles via deux hooks, «editArticleIcon» et «adminPanel», dont il faut placer l'appel dans les pages header.php et articles.php du thème
Une page de config permet de redéfinir les icônes et texte des boutons ainsi que le tag du raccourci.

Si ça peut vous servir, c'est cadeau !
Définition:
Pouvoir d'achat: élément de langage inventé par ceux qui en ont pour parler de ceux qui n'en n'ont pas.
L'élément template pour créer des objets à cloner via javascript de façon plus sémantique que via des div cachées.
template est inerte: les styles ne s'appliquent pas, les images ne se chargent pasdiv peut échouer, être désactive ou redéfini ailleurs alors que template est toujours cachédiv cachées, pas les template (à priori)L'auteur du jeu aurait dû utiliser la licence DBAD, plus appropriée à la situation: http://dbad-license.org
Ceci dit, même si le récupérateur ne viole pas la licence, ça reste quand même contestable moralement de s'approprier le travail TITANESQUE de l'auteur POUR SE FAIRE DU FRIC... le pognon, toujours le pognon, encore le pognon: si tu te fais du pognon, tu peux tout te permettre sans qu'on ait la moindre légitimité de te critiquer parce que tu ne violes aucune loi. Donc, non, le mec ne transgresse pas de loi mais ça reste un connard.
Cela tombe bien: cette ancienne architecte d'intérieur souhaite "prendre une pause" - elle travaillait auparavant à son compte. Et "quand on est professeur, on a les mercredis et les vacances", explique-t-elle.
Évidemment, hein, les profs ça fout rien, du coup ça te fera une pause dans ton vrai boulot...

Nous les profs on bosse, on prépare, on corrige, on planifie, on rédige, on compose des documents, on refait ce qui n'a pas marché, on réfléchit, on prévoit, on photocopie, on prépare des travaux numériques, on prépare les évaluations, on prépare les travaux de révision des évaluations, on rentre des notes et des appréciations, on entre des compétences, on répond aux emails quotidiens, on va aux réunion, aux conseils de classe, aux conseils pédagogiques, aux conseil des TICE, aux CA, aux conseils d'éducation pour certains élèves, on met à jour l'ENT, on réserve les ressources quand elles sont dispo...
Non... sur nos heures de cours, on essaie de faire les activités prévues, on anime notre classe, on veille à ce que tous écoutent et s'impliquent, on garde en mémoire les difficultés de chacun, on note mentalement les élèves qui ont tendance à ne pas écouter, qui font autre chose, qui bavardent, qui semblent avoir des difficultés, qui ne comprennent pas, qui ne font pas l'activité, qui mâchent un chewing gum, qui n'ont pas leurs affaires... tout en gérant avec bienveillance le déroulement du travail, se rappelant ce qu'on prévoit de faire ensuite/ce que la classe est censée avoir déjà fait, maintenant le calme nécessaire au bon déroulement du cours, faisant en sorte que tout le monde suive, en répétant tout 15 fois, en mimant, en faisant deviner, en se souvenant qui a un PAP/un handicap/une dyslexie/une difficulté spécifique, en aidant, en encourageant, en motivant, en amusant pour que les mômes ne s'ennuient pas, en grondant quand c'est nécessaire, en maintenant une relation humaine complexe et équilibrée avec les mômes...
des classes à 30, une hiérarchie de plus en plus comptable et froide, un salaire gelé depuis dix ans qui se rapproche de plus en plus du smic, des augmentations liées à l'avancement qu'on met six mois ou un an à rendre effectives alors que si vous êtes absent vos heures supplémentaires sautent en une grosse matinée, toujours plus de tâches à faire hors pédagogie, un mépris pour vous et votre boulot, un système qui fait tout pour que rien ne fonctionne, qui force de fait les établissement à imposer les heures supp au détriment des postes de profs (HSA/Heures poste), des gens sur deux, trois voire quatre établissements... etc.
qu'on nous demande de faire, parce que là, on explose tout: je viens de faire une journée «Día de Muertos & Halloween» avec les collègues d'anglais... ça m'a bouffé tout mon temps libre depuis septembre: préparer les travaux et documents d'introduction, les activités linguistiques, les tutos, les panneaux à réaliser, les décorations, les chansons à chanter avec les élèves (et donc de travailler un peu les morceaux à la guitare), placer les décorations dans la salle... c'était très réussi mais parce que j'y ai employé tout mon temps et mon énergie pendant des semaines, sans compter mes heures, sans rien demander en échange...
quand j'ai dû aller à Evreux pour amener mon grand à cette connerie de JDC, j'ai demandé les deux premières heures de la journée pour avoir le temps de faire l'aller-retour... l'adjointe m'a dit qu'elle trouverait quand les rattraper. Alors que le projet m'a pris des dizaines d'heures par semaine de temps perso. Quand on râle sur le fait qu'on nous impose encore une énième connerie à faire, réunion, activité, la hiérarchie nous ressort toujours le fameux
Parce qu'en plus, on nous culpabilise. Le pire, c'est que si tu le fais, c'est normal et si tu ne le fais pas t'es pas un bon prof...
Il est temps de ressortir la blague de la chasse à l'ours bleu, non ?! #LOL


J'ai mis à jour les regex de metabook pour supprimer fourtoutici (trop de déboires et une recherche désormais en POST) et pour y ajouter la nouvelle adresse de zlibrary
Finalement, j'ai remis fourtoutici qui semble avoir remis la recherche via GET: j'ai ajouté le lien direct vers la page de download.
Jusque là, j'utilisais un service en ligne pour upscaler proprement des images: waifu2x
J'en avais parlé à deux reprises: lors d'un test puis pour le comparer à d'autres services identiques.
J'ai toujours été très satisfait de waifu qui produit un rendu très propre et élimine vraiment bien les saletés du jpeg.
Comme Seb a repartagé Uspscayl, je me suis dit que je pouvais tester et comparer avec mon favori.
J'ai donc repris les images utilisées dans les tests précédents et je les ai passées dans Upscayl... Verdict.
Globalement, cette appli s'en sort encore mieux que waifux2: meilleure suppression des artefacts, meilleur lissage, meilleur rendu de certains détails.
Le rendu est meilleur, plus détaillé et les à-plats semblent plus lisses.

originale 200x200 - 26ko

waifu 800x800

Upscayl 800x800 - 431ko
Rendu équivalent mais deux fois plus grand.

originale 709x510 - 145ko

waifu x2

Upscayl 2800x2000 - 6.9 Mo
(redimensionnée pour le poids ici, voir image réelle)
Bien meilleur rendu, moins de pixels parasites et de bruit, meilleure netteté, aspect Fluffy mieux rendu.

originale 374x346

waifu x2

Upscayl 1496x1384 - 1,1Mo
Image bien plus fine et lissée mais au prix d'une perte de détails: l'image peut paraître «trop» lisse; de plus, l'IA semble parfois «surinterpréter» certaines parties de l'image, comme ce mouvement entre les sourcils qui n'est pas dans l'image d'origine ou les cheveux en haut à gauche dont on voit que l'IA a comblé avec ce qu'elle «sait» des cheveux...

originale 236x300 - 26.6ko

waifu 472x600 - 389ko

Upscayl 944x1200 - 825,4 ko - 1,1Mo
Upscayl fait mieux que waifu dans tous les domaines: la qualité est meilleure, le rendu plus net, les artefacts absents... en plus Upscayl multiplie par 4 (voire 8 !) d'un coup là où waifu se contente d'un x2 au mieux. Par contre, certaines parties des images peuvent donner lieu à une interprétation un peu artificielle. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain: Upscayl s'en sort vraiment très bien !






Bon, voilà... J'ai essayé satisfactory...
Non, mais LA connerie quoi.
Sebsauvage y joue et il en parle souvent, mon gamin aussi s'y est mis...
Comme j'ai chopé le COVID et que je suis coincé chez moi - et que la fièvre commence à baisser - je m'y suis mis aussi.
Ben faut pas.
Au fur et à mesure du jeu, tu découvres de nouvelles branches de ton arbre de technologie et ça te conduit à «patcher» ton usine à la va vite et dans le désordre, parce que tu ne te vois pas tout réorganiser et tu cherches à économiser tes ressources...
Au bout de quelques heures, j'ai automatisé plusieurs lignes de productions et semi automatisé la production de carburant et de pièces élaborées. Ça fonctionne.
Par contre, c'est sale. Des tapis roulant de partout qui se croisent sans organisation au milieu des fils électriques tendus à la mords-moi le zboub.
Du coup, je sens poindre en moi le besoin de tout réorganiser proprement, puis je me dis que je dois penser à une autre échelle... puis, là, d'un coup, je prends conscience que c'est là le piège du jeu: il joue avec le TOC d'organisation rigoureuse et d'optimisation. Le titre Satisfactory était pourtant limpide. C'est un peu l'effet Tetris qui te poussait à assembler mentalement les objets du quotidien: tu te mets à réfléchir au moyen d'organiser ton usine de façon plus rationnelle et scalable.
Sur ces entrefesses, comme dit Bérurier, voilà mon grand qui rentre du lycée et me voit jouer.
Il rigole un moment puis me dit:«Faut que je te montre mon usine»
Du coup, on monte, on démarre son ordi, puis le jeu...
J'ai pris conscience du niveau auquel il joue: Tout est optimisé dans des espaces dédiés pour en améliorer la gestion, il a d'immenses zones de stocks dans lesquelles les items sont triés automatiquement, la production d'énergie et de carburant se fait automatiquement...
En fait, il a tellement optimisé le tout que ses zones de stockage sont saturées et qu'il broie l'éxédent pour récupérer des tickets d'amélioration.
Faut voir le machin: tout est disposé au cordeau, aligné au poil de cul avec des tapis roulants organisés et le tout en hauteur pour ne pas entraver les déplacements.
Parlons-en du déplacement... Il optimise même sa façon de se déplacer et de cliquer sur les trucs: et que ça glisse/saute/court... et que ça enchaîne les glissades... Il joue à satisfactory comme il joue à Borderlands 3, pour ceux qui voient. Derrière mon masque, j'ai bien de la peine à suivre, pris entre la complexité de sa base et le mal des transports qui me saisit face à cet écran virevoltant.


Il est très fort à ce genre de jeu: il aime toujours parvenir à un build bien optimisé quel que soit le jeu auquel il s'adonne... Même dans Borderlands 3, il optimisait tout aux petits oignons.
Là, quand tu vois sa base fonctionner, c'est juste... satisfaisant. 
Bon, j'y retourne dès que je peux...
Demander “pourquoi boycotter la Coupe du monde au Qatar ?” est une très mauvaise question. La question devrait être “Pour quelles raisons, malgré les preuves de corruption, les morts, l’horreur sociale et écologique, pensez-vous que cette Coupe du monde de football doit avoir lieu ?“.
Parmi les réactions les plus indignes, Karl Olive (député LREM) avait tenté de relativiser le nombre de morts, en prétextant que la construction de la Tour Eiffel “avait causé plus de 300 morts“. C’est faux, réfute l’AFP. Agnès Pannier-Runacher avait aussi menti le 11 septembre dernier au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI
Noël Le Graët (président de la Fédération Française de Foot), pense par exemple qu’il est trop tard pour se plaindre maintenant, et qu’il n’a pas vu beaucoup de personnes s’indigner avant.
Apparemment, ces gens-là ne savent pas lire sinon, ils auraient vu les dizaines d'articles et d'enquêtes parues depuis 2013. Et sourds aussi, parce que ça fait longtemps qu'on entend parler de la merde que sera cette coupe du monde.
Si cela ne suffisait pas, lorsqu’il a été interrogé sur les 6 500 morts, le président de la FIFA Gianni Infantino a déclaré “les travailleurs ont gagné de la dignité et de la fierté“, puisque grâce à eux, les conditions de travail se sont améliorées depuis 2010 au Qatar.
Si on le laisse parler, il va nous sortir «le travail rend libre», vous allez voir...
La première, c’est que boycotter le mondial aurait un effet sur les émissions de carbone. L’équipe de France (et son staff) qui ne se déplace pas, des centaines de supporters qui restent chez eux, pas d’achat de goodies et autres produits dérivés, etc., ce sont des milliers de tonnes de CO2 évitées.
Et en plus, c'est la seule Kryptonite du capitalisme géopolique: le flouze; rendre l'événement si peu rentable qu'il leur coûte cher est un bon moyen de lutter. Sans compter que c'est aussi un message envoyé aux politiques qui depuis des années servent de paillasson à ces gens: vous baissez vos frocs mais vous le faites seuls et vous ne nous contrôlez pas.
Deuxièmement, cela enverrait un signal clair pour fixer les limites de l’indécence. Quand la construction des stades a coûté la vie à 6 500 ouvriers payés 1€ de l’heure en moyenne, comment accepter que des millionnaires jouent dans de telles conditions en fermant les yeux ?
Ces millionnaires devraient refuser, mais bon. Mes enfants s'indignaient que des milliardaires agissent ainsi. J'ai répondu: mais non, c'est tout-à-fait normal... il est impossible de devenir milliardaire en ayant le moindre sentiment humain ou la moindre empathie... C'est incompatible.
Enfin, lorsqu’elle déclare “cette décision a été prise dans un autre contexte climatique”… en 2010, il y avait déjà eu 4 rapports du GIEC, cela faisait au moins 20 ans voire plus que les scientifiques alertaient sur les conséquences du réchauffement climatique anthropique. Malheureusement pour la transition écologique, ce mondial est un très mauvais signal envoyé pour le partage des efforts. Si certains continuent de voyager en jets privés et de jouer dans des stades climatisés, comment demander des efforts aux Français et déclarer la fin de l’abondance ?
Heuuuu... je signale que des spécialistes gueulaient déjà dans les années 70 en prédisant que si on continuait comme ça, on se tirait une balle dans le pied (pas retrouvé la source)
Malheureusement, je n'ai aucun espoir que ce boycott s'avère suivi et significatif: le monde se droitise de plus en plus, voire s'extrême droitise, signe d'un repli sur soi général et de l'égoïsme qui va avec... Voyez l'Italie officiellement nostalgique du fascisme, les supporters de Trump qui font un ersatz de salut hitlérien rappelant le film Don't look up...
Dans ce contexte-là, qui va faire le «sacrifice», si minuscule soit-il, de ne pas regarder la coupe du monde ?... Et les gens ayant les moyens d'y aller en avion, vous croyez vraiment qu'ils vont s'en priver pour des raisons morales, humaines et éthiques ?! Pourtant, il suffirait de se contenter de faire autre chose ces jours-là et de ne pas y penser: comme pour tous les drames humains qui entachent le tablier de boucher du libéralisme.

